Visite privée de la future station de métro Olympiades
posté dans Exploration Urbaine, Métro & trains using tags ligne 14, metro, Olympiades, RATP, souterrain |L’autre jour, j’ai profité d’une promenade dans mon futur quartier pour aller jeter un œil à la future station de métro de la ligne 14. Cette ligne est le premier métro parisien automatique. Elle relie aujourd’hui St Lazare à la BNF (Bibliothèque F. Mitterand). Son extension va permettre l’ouverture de la station Olympiades.
M’approchant de l’accès de la station, je constate que les barrières de chantier sont largement ouvertes. Bien que la station ne soit pas officiellement ouverte, je décide d’aller jeter un coup d’œil à l’état d’avancement des travaux. Et puis, c’est amusant de jouer au contremaitre de temps en temps !
Au moment ou j’allais descendre le plus naturellement du monde l’escalier, je vois un jeune homme en jeans, veste de costume et armé d’un mètre y descendre (suspect donc). J’attends donc tranquillement et me rends compte que le jeune hésite longuement avant de continuer plus avant dans l’escalier. Ca sent à pleins nez le nouveau CKZoniens qui risque une infiltration au péril de sa vie. J’imagine son cœur battant à tout rompre et son cerveau hésitant entre fuite et héroïsme.
Bah justement, c’est précisément à ce moment là que je profite pour descendre (magistralement) par l’escalier. Arrivé en bas, je vois le jeune en train de se donner un rôle. Il mesure très consciencieusement le diamètre d’une rambarde de garde fou. Bien tenté jeune padawan, mais tu es en train de mesurer une pièce des plus standard !
A ce moment là, il me voit et je profite pour lui foncer dessus en le regardant dans les yeux. Je sens son corps se liquéfier en attendant la punition des dieux. Mais rien de ça ne se déroule. Je passe simplement à coté de lui pour aller visiter la station ! (je sais c’est odieux et pas beau, mais ça m’a bien amusé !).
Me voila dans le hall de la station. Pas mal d’ouvriers s’activent. A ma droite, des chemises vertes (employés RATP) sont groupées et semblent suivre une formation donné par un chef. J’en profite pour passer tranquillement les portillons (par encore alimentés) et descendre par l’escalier. Je croise quelques ouvriers, les regarde travailler et décoche un bonjour quand l’envie m’en prend.
Arrivé en bas, je vois les quais et les panneaux “Olympiades”. Un bel agent en costume vert attend au bout du quai. Je fonce donc vers lui, lui décoche un tonitruant bonjour et lui dit “Alors c’est pour de vrai la ligne 14 !”. Il me répond poliment que oui. Mon emballement semble avoir anesthésié toute capacité de raisonnement. Je le délaisse en avançant sur le quai.
Je continue ma promenade jusqu’au bout du quai et emprunte la sortie de secours. Elle me permet de passer d’un quai à l’autre tout en profitant d’une décoration différente. J’ai l’impression de retrouver la sortie de secours de l’ile de la Cité (ligne 4), mais en largement plus neuf.
De retour sur l’autre quai, j’admire avec plaisir le balais des rames qui s’arrêtent, informent les passager que c’est un terminus (”Olympiades, Olympiades tout les passager doivent descendre de voiture. Last stop, all passengers have to leave the train. –blabla incompréhensible en espagnol—”). Puis le train va se placer dans le tiroir puis se remet de mon coté à quai et part.
Je fais quelques photos, observe une trappe au sol (c’est rarement ouvert dans le réseau RATP) et m’en va continuer ma promenade à l’autre bout du quai. Je croise le jeune padawan qui a profité de mon incursion pour me suivre et qui s’est prostré dans un coin de la station.
N’ayant pas encore fait de photos du hall d’accueil, je remonte et débouche au dessus de la voute. Je suis en train de photographier l’ensemble de la station quand je vois deux ombres apparaitre sur la surface en verre par lequel je photographie. J’attends que ces messieurs arrivent et me retourne quand ils sont enfin autour de moi.
Eux : “Bonjour monsieur, vous êtes de quelle société ?”
Moi (grand sourire) : “Aucune messieurs !”
Eux (pas sur de bien comprendre) : “Mais vous êtes qui ?”
Moi (grand sourire) : “Un particulier !”
Eux (ne comprenant rien) : “Un particulier ?’
Moi (idem) : “Oui oui, un particulier ! J’ai vu que la station était ouverte et je suis descendu visiter !”
Eux (qui commencent à comprendre) : “Ah bah oui, mais non, vous ne pouvez pas être là !”
La conversation s’est poursuivie (en vrac) sur le fait que je ne devais pas être là, que c’était un chantier et des risques inhérents et que de toute façons ce n’était pas ouvert au public.
Après une charmante causerie de quelques minutes, c’est messieurs ont gentiment commencé à me raccompagner. Devant mes sourires et ma détermination à partir, ils m’ont abandonné en haut du premier escalier. Je leur ai dit au revoir et j’ai continué à monter les escaliers. En me retournant, je ne les voyais déjà plus.
J’ai continué à prendre quelques photos (justement celles qui me manquaient) et je suis finalement sorti par la grande porte.
Une bien belle exploration éclair avec du personnel RATP des plus agréables. Que demander de mieux ?





