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Exploration Urbaine

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5 juin 2007

Ma nouvelle lampe à Acéthylène

J’ai enfin reçu la lampe acéthylène que j’avais commandé à un américain (la cataphilie serait un sport international ?).

C’est une jolie lampe de petite taille qui était placée sur la casquette du mineur (Titan, ta casquette fera l’affaire !).

Quand je l’ai reçu, elle était grippée. Après nettoyage en règle (anti calcaire de salle de bain, dentifrice sur le laiton et huile d’Olives sur le joint), je l’ai chargé en carbure et en eau. J’ai aussi remplacé la pierre à briquet.

Moment de concentration, je l’allume, j’attends un peu et pouf : une jolie flamme blanche !

Le joint fuyait un peu au début, mais en le frottant dans un peu d’huile, il est reparti comme en 40 !

Auto_lite

La pile à gauche est une AA (format walkman).

Ce sera sympa en carrière ou sur mon balcon le soir ! :)

Cette lampe est de marque “Auto-Lite“. Le nom anglais est Auto-Lite carbide lamp (lampe Auto-Lite à carbure).

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26 mai 2007

Exposition sur le Paris souterrain

Le musée de la Préfecture de Police organise une exposition sur le sous sol Parisien. Lancée à l’occasion de la nuit des musées (19 mai 2007), cette exposition montre les profondeurs de la ville à travers le regard policier.

Flyer

Je suis allé visiter cette exposition aujourd’hui. Je me rends donc au commissariat, et arrive au deuxième étage. L’expo commence par le livre d’or. Avide de potins cataphile, je le parcours et trouve quelques bonnes signatures de protagonistes plus ou moins connus.L’expo commence par l’origine des carrières avec une belle lettre de notre bon roi. Elle poursuit sur les carrières, les catacombes, champignonnières et autres abris de défense passive (Lefebvre, Feuillantines, FFI et Place des fêtes RATP). Un panneau reconstitue même les faits d’un crime (XIXème siècle de mémoire) s’étant achevé dans une carrière.

Le panneau suivant montre la population cataphile. L’information est juste (même sur la Gestapo des Ondes) et les nombreux tracts (année 80 je pense) sont pleins d’humours (En haut à gauche, vous trouverez un très bon comparatif cataphiles/cataflics !).

L’expo continue avec une glorieuse ode aux cataflics. En regardant les photos, je vois que certains ont pris du galon, et que Cow-Boy n’y figure pas (merci aux esprits supérieurs). C’est marrant, ils sont tous vachement bien équipés sur les photos. Je n’ai pas retrouvé les cataflics débutants sans bottes, ni frontale (mais quand même doté d’un casque de chantier).

Après l’expo se poursuit avec les autres réseaux de la ville (Egouts, métro/RER). Deux gros accidents de métro/RER sont montrés, avec force de photos, coupures de journaux d’époques et détails. Intéressant !

Ah j’oubliais, il y avait un beau Nexus dernière édition et bien imprimé au mur. Ca rend bien !

En demandant gentiment au gardien du musée, vous pouvez récupérer des cartes postales de l’exposition. Ce sera du plus bel effet pour écrire à vos amis ! (ou tracter ?)

Au final, c’est une exposition bien montée, qui montre les différents aspects du sous sol (sauf les PTT) et qui ne stigmatise aucune des deux populations (cataphiles vs cataflics).

Informations pratiques : Paris Souterrain – Un regard policier Musée de la Préfecture de Police
Commissariat du 5ème arrondissement
4, rue de la Montagne Sainte Geneviève Paris
Métro Maubert Mutualité
2éme étage, entrée gratuite.
Ouvert de 9h à 17h (Lundi – Vendredi) et 10h-17h (Samedi).
Tél : 01.44.41.52.50
Lien GoogleMap Merci la Police !

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9 février 2007

Réservoir de Montsouris

Situé en plein Paris, le réservoir de Montsouris est la plus grande réserve d’eau potable de la ville. Construit en 1863, il est toujours utilisé aujourd’hui pour distribuer l’eau du robinet aux Parisiens.

Eau et force de Paris

En arrivant par l’avenue Reille, le réservoir prend la forme d’une vaste colline aux flancs engazonnés et flanqués de petits bâtiments. En y regardant de plus près, la sécurité est maximum sur ce site. De nombreuses caméras se disent mutuellement bonjour, tandis que les murs sont pourvus de barrières anti-intrusions. Ce réservoir est le fort Knox de l’eau !

Le coté du réservoir

Devant l’entrée principale, je retrouve mon guide. C’est elle qui va me guider pendant cette visite privée. En attendant que les formalités soient faites (c’est vraiment impossible de rentrer !), nous allons faire un tour sur le dessus du réservoir.

Quelle surprise quand je constate que le dessus n’est qu’une vaste pelouse grande comme 3 terrains de football ! Un vaste engazonnement dont la plupart des parisiens aimeraient profiter pendant les journées d’été !

Panoramique extérieur

(panoramique)

A ce propos, des parties de football furent organisés pendant la guerre pour éviter les bombardements. Cela laissait croire à l’ennemi que cet emplacement n’était qu’un vaste centre sportif !

La pelouse donne accès à plusieurs bâtiments techniques qui permettent le passage de l’eau ou sont analyse. L’architecture est soignée, avec de jolies motifs et décors. Ce serait idéal de retrouver autant de volutes sur les bâtiments modernes !

Le bâtiment aux tulipes

Une des portes semble même être l’accès à l’escalier en colimaçons qui s’enfonce sous le réservoir dans le réseau de consolidation des anciennes carrières. A l’époque, le sous sol était gorgé d’anciennes excavations, qui durent être reprises pour éviter l’effondrement du futur réservoir. Ce fut l’Inspection Générale des Carrières qui réalisa les travaux de soutènement à près de 30m de profondeur. Pas moins de 150 ouvriers travaillèrent sur ce chantier. Ils y trouvèrent 5 fontis, avec des cloches de 8 à 11 mètres de haut. L’ensemble fut consolidé par de nombreux piliers construits à la verticale même de ceux du réservoir.

Revenu vers l’accueil, nous avons l’agréable surprise de pouvoir enfin pénétrer dans l’intérieur du réservoir ! Les maigres lumières de l’intérieur laissent d’abord entrevoir des aquariums vides et de nombreux robinets. Autrefois des poissons y prenaient places et y attestaient de la qualité de l’eau. Les robinets sont eux toujours utilisés pour prélever les différents types d’eaux (eau de la Vanne, du Lunain, mélange, …). C’est le laboratoire d’hydrologie de la Ville de Paris (le Crecep, Centre de Recherche d’Expertise et de Contrôle des Eaux de Paris) qui est chargé de faire les analyses. L’eau du réservoir est vérifiée en moyenne 3 fois par jour !

L’eau de Montsouris alimente le 14ème, un bout du 15ème et du 6ème arrondissement. En fonction du quartier, l’origine de l’eau est différente. Sur le site du Crecep, une carte permet de savoir de quel UDI (Unité de Distribution ?) on dépend.

Les aquariums

En passant le dernier virage, nous débouchons enfin sur le réservoir. La vue est surprenante ! Un nombre incalculable de piliers soutient des voûtes qui s’étendent à perte de vue. A leurs pieds, l’eau bleu joue avec l’ocre rouge des murs. C’est un spectacle impressionnant.

Forêt de pillier

L'intérieur

La galerie de circulation a une forme ovoïde, on dirait un égout, mais d’une propreté insoupçonnée ! En la parcourant, les perspectives changent et le jeu des piliers devient réellement déroutant. Dire que la pelouse tient sur ces 1800 piliers !

La galerie de service

Les conduites d’adductions doivent faire un bon mètre de diamètre. Les systèmes de vidange sont impressionnant, on dirait de gigantesques chasses d’eaux !

Une des conduites

L’obscurité est si profonde dans ce lieu que je ne dois mon salut qu’à ma frontale et mon projecteur 1 millions (et quelques) de Lumens !

Après un bon tour, il est déjà temps de repartir. Nous regagnons l’accueil et affrontons enfin l’aveuglante lumière du jour.

Ce fut une merveilleuse visite, merci à mon guide Myrtille !

Lien GoogleMap

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