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Exploration Urbaine

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25 mai 2009

Nouveautés

 Wow, 1 an. Ca fait 1 an que je n’ai pas posté…

Le temps passe à pas de géant, et je ne prends plus de temps pour entretenir ce blog. Serait-ce les atermoiements du milieu auquel je l’avais destiné ?

Oui et non. Je continue à publier sur un autre blog, plus proche de mon nouveau métier et de ma passion. J’ai beaucoup relativisé avec la sphère de l’exploration urbaine. Beaucoup d’égo (j’en ai fait parti), beaucoup de testostérone, un sentiment de faire des choses supérieures, mais dans le fond une grande frustration : la grande difficulté de partager ces mondes inouïes. Comment partager quand la principale motivation est l’illégalité ? Quel est le panache à vouloir à tout prix rentrer, quelqu’en soit le prix ?

Ayant toujours été des deux cotés de la barrière, à la fois comme explorateur et comme protecteur, j’ai régulièrement été choqué par le manque de responsabilité de nombre de mes camarades. Pourquoi détruire une porte plus que centenaire, juste pour voir ce qu’il y a derrière ? Savaient-ils que ces mêmes portes s’ouvraient tout aussi facilement en demandant une visite ? Comment justifier plusieurs milliers d’euros de vols sur des métros historiques (destinés au musée), lors d’une fête sauvage ? Où était la responsabilité de ces organisateurs face au danger (métro en mouvement, rail électrifié…) ? L’auto-responsabilité de chacun n’est généralement liée qu’à la quantité d’alcool ingurgité.

Bref, loin de trouver un milieu responsable, orienté vers la découverte et le partage, j’ai été confronté à une vaste majorité inconsciente et consommatrice. Ce blog, qui se voulait un outil de partage, se retrouvait perverti dans son esprit même.

Alors, j’ai évolué, et je vous annonce plusieurs nouveautés !

J’ai créé mon entreprise d’auteur photographe, et vous propose des clichés originaux de Paris. Venez-donc visiter mon site professionnel : http://www.extraordinaire-urbain.com.

Par ailleurs, je contribue aussi à un site lié au métro Parisien, au coté de sa créatrice. Nous vous y présentons les coulisses du transport souterrain ! Retrouvez-nous sur http://Ligne2vie.fr 

Oui, ce blog va continuer à vivre, dans son idée initiale ! Je vous ferai partager ces mondes inconnus que mon nouveau métier me permet d’approcher.

Au sommaire du prochain article : la visite de l’ancien système pneumatique de l’hôtel de ville (détruit depuis…)

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1 juillet 2007

Visite de nuit dans le métro avec l’ADEMAS

Ce soir, les Noblesses Oblige ont passé une nuit blanche à la poursuite des secrets du métro parisien. L’association ADEMAS organise une fois par mois une virée nocturne dans un métro du début XXème. L’idée est de présenter le réseau de métro sous un regard différent par la visite d’anciennes stations abandonnées et l’utilisation des voies de raccord entre les différentes lignes.

Malheureusement, cette visite est souvent complète. Beaucoup de personnes souhaitent y participer, mais une visite par mois (et 200 places dans le train) limite beaucoup le nombre de participants. Chaque soirée est totalement réservée plusieurs mois à l’avance. En fidèle habitué (et membre) de l’association, j’avais réservé (plusieurs mois à l’avance !) pour mes nobles amis plusieurs places.

Après un excellent dîner chez mon pizzaiolo préféré (je recommande particulièrement ses pizzas et son tiramisu), nous sommes partis aux Ateliers de la Villette.

Après les formalités et le poinçonnage de nos tickets, j’ai laissé mes amis participer à la visite des ateliers (Visite privée de l’atelier RATP). Pendant ce temps, je profitais du calme relatif pour visiter le hangar à motrices et leur tirer le portrait. Je suis aussi descendu en fosse pour voir notre métro par en dessous. Mais l’ambiance calme de cet endroit est trompeuse : les frotteurs des métros sont à nus. Si le métro est alimenté, on risque l’électrocution en les touchant. Bref, vigilance maximum avec mon pied photo !!

AteliersVillette_0005.jpg

Le temps passe (minuit) et il est déjà temps de monter dans le métro. Notre hôte pour ce soir est un ancien métro des années 30. C’est l’ancien modèle que nombre de Parisiens de plus de 35 ans ont connus. Après avoir rejoint la voie normale (avec du courant dans les rails…), nous attendons le feu vert pour nous glisser entre deux métros en service.

Lecture du plan secret des lignes de métro

C’est chose faite, nous franchissons les stations sans même nous arrêter, sous l’œil incrédule et/ou surpris des personnes sur les quais. Nous entamons une longue descente sur la ligne 7, ponctuée de nombreuses explications technico-historique sur le métro.

Le trajet de notre nuit

Arrivés à la station Place-Monge, nous changeons de voie, et prenons la correspondance ferrée vers la ligne 10. Multiples arrêts, changements de sens pour finalement aboutir dans le tunnel de la ligne 10. C’est d’ailleurs très sympa, car nous utilisons les rails et le tunnel au milieu des voies. Pour les utilisateurs de la ligne 10, c’est le mystérieux tunnel entre Cardinal Lemoine et Cluny La Sorbonne (c’est d’ailleurs l’explication de la troisième voie à cette station).

Nous avançons jusqu’à la station la Motte Piquet Grenelle. Nous y effectuons plusieurs changements de sens et passons à chaque quai des lignes 10 et 8 ! C’est très amusant de passer quatre fois de suite dans la même station !

Une fois repartie, nous empruntons la ligne 8 et nous arrêtons dans la station abandonnée St Martin. Les décors sont toujours aussi beaux, malgré les tags et autres dégradations. Une fois notre visite finie, nous rejoignons le quai de la ligne 9 pour partir vers Boulogne.

Après moult changements de directions et le passage dans le parking à métro, nous accédons enfin à la station fantôme porte Molitor, qui devait permettre l’accès au stade du Parc des Princes. Même si les quais ont été construits, les escaliers n’ont jamais été réalisés. Aujourd’hui, cette station oubliée sert de parking pour les métros de la ligne 10.
Le train siffle, il est temps de repartir, mais en utilisant la ligne 10.

Croisement avec la ligne 10 (2/2)

Nous repassons à l’envers de notre premier trajet et nous arrêtons à la station Croix Rouge. La station a conservée son joli décor balnéaire, mais la sortie a été remplacée par un gros ventilateur (comme beaucoup de stations abandonnées sur le réseau).

Nous continuons ensuite vers Odéon pour changer de ligne et emprunter la 4. Pour cela, nous nous engouffrons dans un tunnel en cul de sac. Cette voie de rebroussement permet d’aller au choix sur la 10 ou la 4. Elle sert aussi à changer la manière de capter le courant. La ligne 4 est une ligne pour matériel pneus. Les rails de courant ne sont pas situés aux mêmes endroits que sur les lignes fers. Après la mise en place des frotteurs, nous pouvons repartir et filer au Nord avec la ligne 4. Ça me rappelle mes souvenirs d’ancien habitué de cette ligne !

Arrivés à Barbès Rochechouart, nous changeons encore de voie, pour mieux repartir dans l’autre sens et pénétrer dans le tunnel de correspondance avec le centre d’instruction USFRT (sous la Gare du Nord). A nouveau, nous changeons encore de frotteurs et repartons vaillamment !

Il se fait tard (vers les 3h30) et certains passagers s’endorment (bercés par la douceur des anciennes rames Sprague). Arrivés au centre d’instruction, nous avons le droit à une collation, et pouvons descendre sur les voies pour une visite sous tunnel (j’adore toujours autant cette partie). J’en profite pour m’éclipser (comme d’habitude) et faire une photo d’un appareil particulier à la jonction avec la ligne 5. Cet appareil est une “Oreille de Mickey”. Il est utilisé quand une voie de raccordement arrive en contresens de la ligne principale. Il évite ainsi son franchissement par mégarde et une possible collision. De loin ça ressemble à une grande oreille de Mickey, mais peinte en blanche et posée sur le rail.

USFRT_0008.jpg

Après le pot, nous repartons et utilisons la ligne 5 pour foncer jusqu’à la République. Une fois arrivée, nous faisons demi tour pour repartir vers la Gare de l’Est (eh oui, y’a pas d’aiguillage avant !). A la Gare de l’Est, nous pouvons changer pour la dernière fois de ligne et revenir sur la 7. Nous filons ensuite vers le Nord et prenons l’embranchement des Ateliers. Une fois immobilisée, le courant coupé et les escabeaux posés devant le métro, nous pouvons enfin descendre. Il est juste 5h13 !

USFRT_0010.jpg

Allez, direction dodo !
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12 juin 2007

Visite privée de la future station de métro Olympiades

L’autre jour, j’ai profité d’une promenade dans mon futur quartier pour aller jeter un œil à la future station de métro de la ligne 14. Cette ligne est le premier métro parisien automatique. Elle relie aujourd’hui St Lazare à la BNF (Bibliothèque F. Mitterand). Son extension va permettre l’ouverture de la station Olympiades.

Entrée de la station

M’approchant de l’accès de la station, je constate que les barrières de chantier sont largement ouvertes. Bien que la station ne soit pas officiellement ouverte, je décide d’aller jeter un coup d’œil à l’état d’avancement des travaux. Et puis, c’est amusant de jouer au contremaitre de temps en temps !

Au moment ou j’allais descendre le plus naturellement du monde l’escalier, je vois un jeune homme en jeans, veste de costume et armé d’un mètre y descendre (suspect donc). J’attends donc tranquillement et me rends compte que le jeune hésite longuement avant de continuer plus avant dans l’escalier. Ca sent à pleins nez le nouveau CKZoniens qui risque une infiltration au péril de sa vie. J’imagine son cœur battant à tout rompre et son cerveau hésitant entre fuite et héroïsme.

Bah justement, c’est précisément à ce moment là que je profite pour descendre (magistralement) par l’escalier. Arrivé en bas, je vois le jeune en train de se donner un rôle. Il mesure très consciencieusement le diamètre d’une rambarde de garde fou. Bien tenté jeune padawan, mais tu es en train de mesurer une pièce des plus standard !

A ce moment là, il me voit et je profite pour lui foncer dessus en le regardant dans les yeux. Je sens son corps se liquéfier en attendant la punition des dieux. Mais rien de ça ne se déroule. Je passe simplement à coté de lui pour aller visiter la station ! (je sais c’est odieux et pas beau, mais ça m’a bien amusé !).

Le bas des escalators

Me voila dans le hall de la station. Pas mal d’ouvriers s’activent. A ma droite, des chemises vertes (employés RATP) sont groupées et semblent suivre une formation donné par un chef. J’en profite pour passer tranquillement les portillons (par encore alimentés) et descendre par l’escalier. Je croise quelques ouvriers, les regarde travailler et décoche un bonjour quand l’envie m’en prend.

Arrivé en bas, je vois les quais et les panneaux “Olympiades”. Un bel agent en costume vert attend au bout du quai. Je fonce donc vers lui, lui décoche un tonitruant bonjour et lui dit “Alors c’est pour de vrai la ligne 14 !”. Il me répond poliment que oui. Mon emballement semble avoir anesthésié toute capacité de raisonnement. Je le délaisse en avançant sur le quai.

Un panneau de station

Je continue ma promenade jusqu’au bout du quai et emprunte la sortie de secours. Elle me permet de passer d’un quai à l’autre tout en profitant d’une décoration différente. J’ai l’impression de retrouver la sortie de secours de l’ile de la Cité (ligne 4), mais en largement plus neuf.

De retour sur l’autre quai, j’admire avec plaisir le balais des rames qui s’arrêtent, informent les passager que c’est un terminus (”Olympiades, Olympiades tout les passager doivent descendre de voiture. Last stop, all passengers have to leave the train. –blabla incompréhensible en espagnol—”). Puis le train va se placer dans le tiroir puis se remet de mon coté à quai et part.

Rame en attente pour partir vers St Lazare

Je fais quelques photos, observe une trappe au sol (c’est rarement ouvert dans le réseau RATP) et m’en va continuer ma promenade à l’autre bout du quai. Je croise le jeune padawan qui a profité de mon incursion pour me suivre et qui s’est prostré dans un coin de la station.

N’ayant pas encore fait de photos du hall d’accueil, je remonte et débouche au dessus de la voute. Je suis en train de photographier l’ensemble de la station quand je vois deux ombres apparaitre sur la surface en verre par lequel je photographie. J’attends que ces messieurs arrivent et me retourne quand ils sont enfin autour de moi.

Vue sur la station

Eux : “Bonjour monsieur, vous êtes de quelle société ?”
Moi (grand sourire) : “Aucune messieurs !”
Eux (pas sur de bien comprendre) : “Mais vous êtes qui ?”
Moi (grand sourire) : “Un particulier !”
Eux (ne comprenant rien) : “Un particulier ?’
Moi (idem) : “Oui oui, un particulier ! J’ai vu que la station était ouverte et je suis descendu visiter !”
Eux (qui commencent à comprendre) : “Ah bah oui, mais non, vous ne pouvez pas être là !”

La conversation s’est poursuivie (en vrac) sur le fait que je ne devais pas être là, que c’était un chantier et des risques inhérents et que de toute façons ce n’était pas ouvert au public.
Après une charmante causerie de quelques minutes, c’est messieurs ont gentiment commencé à me raccompagner. Devant mes sourires et ma détermination à partir, ils m’ont abandonné en haut du premier escalier. Je leur ai dit au revoir et j’ai continué à monter les escaliers. En me retournant, je ne les voyais déjà plus.

Le hall

J’ai continué à prendre quelques photos (justement celles qui me manquaient) et je suis finalement sorti par la grande porte.

Une bien belle exploration éclair avec du personnel RATP des plus agréables. Que demander de mieux ?


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10 juin 2007

Premier voyage en TGV Est

Hier, je suis rentré en TGV de Nancy (charmante bourgade de l’Est de la France, essentiellement connue pour la qualité du désert affectif que rencontre un être humain normalement constitué lorsqu’il y rencontre les demoiselles locales).

Sauf qu’hier, c’était Dimanche 10 juin, le premier jour d’exploitation du TGV Est que nos amis des régions limitrophes de l’Allemagne attendent depuis 25 ans (eh oui, le TGV a été lancé en 1981).

Quelle excitation de monter dans ce TGV qui allait diviser par deux mon temps de trajet jusqu’à Paris ! Quel bonheur de se dire que nous allions rouler encore plus vite que d’habitude (320 au lieu de 300 Km/H) !

En bon N.O, j’avais prévu le coup. Mon fidèle téléphone/GPS/PDA allait m’informer en temps réel de notre vitesse au sol.

Après une bonne demi-heure à rouler dans de champêtres paysages, nous avons enfin abordé la LGV (Ligne à Grande Vitesse). Le TGV a accéléré, puis c’est stabilisé à 317Km/h. Là, j’en ai profité pour immortaliser le moment en photographiant ce que me disait mon GPS.

capture

Certains râleurs se demanderont pourquoi 317 et pas 320Km/H. Ceci pour une raison toute simple. Le chauffeur ne doit pas dépasser le vitesse limite (sinon réprimande du chef, entretiens psychologique et risque de retourner faire de la banlieue). Comme il sait que son compteur (tachymètre) n’est pas forcément totalement fiable, il bloque son régulateur de vitesse à une valeur très légèrement inférieur au maximum autorisé. Voici donc le fameux 317/318 Km/H !

GoogleMap

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26 mai 2007

Exposition sur le Paris souterrain

Le musée de la Préfecture de Police organise une exposition sur le sous sol Parisien. Lancée à l’occasion de la nuit des musées (19 mai 2007), cette exposition montre les profondeurs de la ville à travers le regard policier.

Flyer

Je suis allé visiter cette exposition aujourd’hui. Je me rends donc au commissariat, et arrive au deuxième étage. L’expo commence par le livre d’or. Avide de potins cataphile, je le parcours et trouve quelques bonnes signatures de protagonistes plus ou moins connus.L’expo commence par l’origine des carrières avec une belle lettre de notre bon roi. Elle poursuit sur les carrières, les catacombes, champignonnières et autres abris de défense passive (Lefebvre, Feuillantines, FFI et Place des fêtes RATP). Un panneau reconstitue même les faits d’un crime (XIXème siècle de mémoire) s’étant achevé dans une carrière.

Le panneau suivant montre la population cataphile. L’information est juste (même sur la Gestapo des Ondes) et les nombreux tracts (année 80 je pense) sont pleins d’humours (En haut à gauche, vous trouverez un très bon comparatif cataphiles/cataflics !).

L’expo continue avec une glorieuse ode aux cataflics. En regardant les photos, je vois que certains ont pris du galon, et que Cow-Boy n’y figure pas (merci aux esprits supérieurs). C’est marrant, ils sont tous vachement bien équipés sur les photos. Je n’ai pas retrouvé les cataflics débutants sans bottes, ni frontale (mais quand même doté d’un casque de chantier).

Après l’expo se poursuit avec les autres réseaux de la ville (Egouts, métro/RER). Deux gros accidents de métro/RER sont montrés, avec force de photos, coupures de journaux d’époques et détails. Intéressant !

Ah j’oubliais, il y avait un beau Nexus dernière édition et bien imprimé au mur. Ca rend bien !

En demandant gentiment au gardien du musée, vous pouvez récupérer des cartes postales de l’exposition. Ce sera du plus bel effet pour écrire à vos amis ! (ou tracter ?)

Au final, c’est une exposition bien montée, qui montre les différents aspects du sous sol (sauf les PTT) et qui ne stigmatise aucune des deux populations (cataphiles vs cataflics).

Informations pratiques : Paris Souterrain – Un regard policier Musée de la Préfecture de Police
Commissariat du 5ème arrondissement
4, rue de la Montagne Sainte Geneviève Paris
Métro Maubert Mutualité
2éme étage, entrée gratuite.
Ouvert de 9h à 17h (Lundi – Vendredi) et 10h-17h (Samedi).
Tél : 01.44.41.52.50
Lien GoogleMap Merci la Police !

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4 mars 2007

Métro SK à Noisy le Grand

Magnifique visite de la ligne de métro abandonnée à Noisy Le Grand.

Ce projet initié dans les années 1990 devait permettre de relier la station de RER A Noisy le Grand à un futur projet immobilier situé à moins d’un kilomètre de là.

Ligne-Horizon

La ligne fut construite et même inaugurée, mais le projet immobiler ayant capoté, elle ne fut jamais utilisée.

Elle fut mise en sommeil en 1991, et resta de nombreuses années en attente de remise en route.

SK

Nous avons eu le privilège de visiter cet ancien réseau de métro un peu particulier, dont la particularité est l’exceptionnel état de conservation. Tout est intact (ou presque). L’électricité est encore là !

Du coté Noisy le Grand Mont D’est, nous avons retrouvé la salle d’acceuil des voyageurs, la correspondance RER, les pièces de services (ménage, vente de ticket, gestion de la ligne) et même l’atelier. L’ensemble est encore éclairé par les blocs secours ! En trouvant l’interrupteur, nous avons même iluminé ce métro endormi.

Cabine pas encore à quai

L’atelier est en excellent état, les pièces sont encore là et le stock de voiture SK est complet. Beaucoup sont même encore dans les emballages d’origines, avec l’adresse de livraison !

Les cabines SK encore emballées dans les plastiques de transports

Vue du tunnel vers l'autre station

En prenant le tunnel, nous arrivons à la station Mailles Horizon dont l’ambiance 90 est saisissante ! Les automates de paiement sont encore là et nous pouvons même lire des caractères fantômes sur la dalle de l’écran. De ce coté là, les fenêtres ont été cassées puis rebouchés par des murs de béton. Les portes sont soudées et plus aucune sortie n’est praticable.

La deuxième station avec ses automates de paiement (année 1991)

Voir la galerie photo.
L’intéressant article de Métropole sur le SK de Noisy

Lien GoogleMap

Quelques scan d’autocollants :

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