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Exploration Urbaine

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22 mars 2007

Visite privée de l’Opéra Garnier

Quelle chance ! Je peux visiter l’opéra ! Le lieu où les sous sol sont internationalement connus (le fameux lac souterrain), où la scène a vu passer les plus prestigieux ballets et opéras et dont les coulisses sont un vrai labyrinthe. Le bâtiment même dont la beauté attire chaque année des milliers de personnes !

Pour un toiturophile, l’Opéra Garnier à la même symbolique que la tour Eiffel ou la cathédrale Notre Dame. C’est l’un des bâtiments les plus visibles, dont la forme caractéristique est facilement repérable.

Alors, avoir la chance d’obtenir une visite privée complète du bâtiment, c’est un peu comme gagner à la loterie. C’est une réelle opportunité !

A l’heure du rendez-vous, je retrouve mes nobles amis et notre intermédiaire. Grâce à elle, nous sommes présentés à notre guide. Celui ci nous demande ce que nous voulons visiter. Je lui réponds que je veux TOUT visiter. Je lui explique aussi que je suis toiturophile et que je dois donc absolument monter sur le toit ! Cela semble être une première pour lui, alors nous commençons par le parcours plus traditionnel.

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La visite débute par les étages réservés aux personnels. De nombreux bureaux y sont installés. Les panneaux syndicaux côtoient les listes d’attributions des danseurs. La vie est bien installée ici, les personnes y fourmillent. Les tenues renseignent sur les rôles de chacun : l’ouvrier, l’administratif, le chef, la danseuse étoile, le metteur en scène.

Lors de notre visite, un troupe japonaise avait investi l’opéra. Ce fut très dépaysant de prendre l’ascenseur en compagnie d’un Japonais habillé dans la plus pur tenue traditionnelle (kimono et chaussures en bois)!

Certains couloirs sont encore d’époque (XIX). De nombreux tuyaux parcourent les murs. Une magnifique corne de brume (à trois trompes) y est fixée. C’est l’ancienne sonnerie d’alerte feu. Ca devait donner dans les étages ! Les câbles débordent des boîtiers, les peintures sont défraîchi. Je suis dans le Paris d’époque, celui qu’on redécouvre derrière les faux plafonds ou dans les vieux bâtiments.

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De l’autre coté, le nouveau couloir est d’un modernisme fou. Faux plafond, parquet ciré, peinture sobre sont les éléments de ce nouveau décor. La réalisation est bien faite, le lieu n’y perd pas son charme. Ce sont les employés qui doivent être heureux de bénéficier d’une telle rénovation !

Nous continuions la visite en allant nous promener dans la fosse à décor. Nous passons une porte et débouchons dans un lieu plongé dans l’obscurité, à peine éclairé de petites lampes bateaux de couleur bleu. Nous n’osons pas avancer car nous voyons sous nos pieds. L’ensemble du plancher de cet étage est un gigantesque caillebotis métallique. Nos yeux s’habituent à l’obscurité et nous nous rendons compte que nous sommes à plus de vingt mètres au dessus de la scène ! Sous nos pieds sont stockés l’ensemble des décors qui seront utilisés lors des représentations. Cet assemblage de tableaux et de scènes me semble assez insolite. C’est une sorte de condensé mal trié !

Nous nous attardons à regarder le spectacle des danseurs japonais en contrebas. Ils semblent si petit et nous les entendons si bien. J’ai le souvenir de la Gare Montparnasse qui me revient (je vous expliquerai un jour).

Nous sortons puis continuions la montée dans les étages Nous croisons plusieurs oculi qui laissent entrer le soleil dans les couloirs. Ca brille sur le parquet, c’est très joli !

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Puis nous passons une porte et nous arrivons dans l’endroit le plus haut de la fosse à décor. Une très belle structure à la Eiffel supporte le toit et porte le plancher. Dans la semi pénombre, nous évoluons dans ce décor très industriel. Quelques belles photos plus tard, nous continuons et allons tenter une négociation avec le responsable technique de l’opéra pour accéder aux toits.

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Notre guide fait des miracles et la gentillesse du responsable nous enchante ! Ils se proposent de nous accompagner la haut. Je suspecte même qu’il prenne plaisir à y monter. :)

Nous enchaînons les ascenseurs, les portes, les couloirs et débouchons finalement sur une petite porte dans les hauteurs de l’opéra. Le responsable nous explique tranquillement que c’est l’accès aux toits. Il sort sont jeu de clef et ouvre la serrure. Aussi simplement que cela !

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La vue est magnifique, l’architecture du bâtiment est superbe. Tout cela nous laisse bouche bée. Un magnifique escalier grimpe le long du décor et accède sur la partie la plus haute. La haut, le spectacle est encore plus impressionnant. Le placement est superbe. La vue va très loin tout en conservant une perspective. C’est rare de trouver ce genre de vues. Généralement, la vue est trop haute (ça donne l’impression de voir en deux dimensions) ou trop isolée (clocher d’église).

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(panoramique)

Nous sortons nos appareils photos et mitraillons à tout va. Je mets en boite un panoramique prometteur tandis que de Fred discute avec le responsable. Nous apprenons qu’il aime bien monter ici, et que la vue est encore plus belle quand la météo n’est pas trop polluée. Je sens que je l’inviterai sur St Sulpice un de ces jours ! Les personnes qui partagent ce genre de plaisir ne sont pas si courant !

Il est déjà temps de redescendre. Le responsable discute avec le guide des autres endroits à visiter dans l’Opéra. Malheureusement, ce n’est pas la bonne période et beaucoup sont inaccessibles (travaux, répétitions, …). Ce n’est que partie remise !

Après avoir chaleureusement salué le responsable, nous allons visiter les coupoles. Nous passons par des couloirs plus ou moins restauré et tombons même sur une section année 80. En 10 mètres, nous avons pris 25 ans ! Les couleurs sont grise et jaune, les panneaux d’informations en écriture LCD. Il ne manque plus qu’un ou deux figurants !

Arrivé à la coupole, nous admirons l’architecture Eiffel en forme de gigantesque presse citron. Nous devons rester discret, les danseurs de l’opéra s’y entraînent.

Puis nous entamons notre descente vers les sous sol. Nous prenons un magnifique escalier éclairé par une verrière zénithale. Arrivé au rez de chaussé, nous changeons de monde. C’est l’endroit du décor en marbre, des stucs et des fines décorations. Nous sommes dans la partie réservée au publique. Nous y passons rapidement car les clients se pressent déjà devant les guichets. Il ne s’agirait pas qu’on nous prenne pour des resquilleurs !

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Un dernier escalier et nous arrivons dans le sous sol. Le panneau « Abris » nous informe sur l’usage du lieu.

Le sous sol est bâti en alternance de piliers porteurs en pierre, avec des remplissages en briques. Régulièrement, des panneaux indiquent les différents stockages, ateliers et bureaux. Des caisses de tournée sont disséminées un peu partout. Elle proviennent de tout le globe. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé une caisse marqué « New York – Caen ». Je savais les américains peu amateurs de géographie Européenne, mais là chapeau bas ! :)

Nous arrivons dans un grand corridor. Nous sommes en plein cœur du répartiteur des sprinklers. De beaux tuyaux d’époque parcourent le mur dans des volutes compliquées. Le rouge pompier crie admirablement sur le mur gris neutre. C’est du plus bel effet ! Notre guide nous explique que l’eau des sprinklers est pompée dans le fameux lac souterrain.

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En réalité, le lac est tout simplement la nappe phréatique. Lors de la construction de l’opéra, les ingénieurs la découvrent, ce qui stop les travaux. Pour reprendre, il y a deux solutions : assécher la nappe ou la canaliser. Ce sera la deuxième qui sera retenue.

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Nous partons découvrir ce lac qui se trouve être simplement une sorte de vide sanitaire avec un petit mètre d’eau. Un trou d’accès équipé d’une échelle y descend, avec une lampe qui éclaire l’ensemble. L’imaginaire que je me faisais de ce lieu est largement anéanti !

Nous apprenons que des poissons (carpes à mon souvenir) y vivent. Ils indiquent la qualité de l’eau de la nappe. Régulièrement, les pompiers viennent s’entraîner dans ce lac. Ca doit être sympa un tour de canoë kayak la dessous !

Mais l’heure avance et notre guide doit nous raccompagner à l’entrée des artistes. La visite est finie !

Merci à mon intermédiaire, mon guide et au responsable du bâtiment.

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12 mars 2007

J’arrive !

Ça y est !
Après des jours et des nuits de dur labeur, le site Exurbis est enfin en ligne !

Actuellement, peu d’aventures sont publiées. Elles vont venir dans les semaines prochaines, au rythme de ma contribution.

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4 mars 2007

Métro SK à Noisy le Grand

Magnifique visite de la ligne de métro abandonnée à Noisy Le Grand.

Ce projet initié dans les années 1990 devait permettre de relier la station de RER A Noisy le Grand à un futur projet immobilier situé à moins d’un kilomètre de là.

Ligne-Horizon

La ligne fut construite et même inaugurée, mais le projet immobiler ayant capoté, elle ne fut jamais utilisée.

Elle fut mise en sommeil en 1991, et resta de nombreuses années en attente de remise en route.

SK

Nous avons eu le privilège de visiter cet ancien réseau de métro un peu particulier, dont la particularité est l’exceptionnel état de conservation. Tout est intact (ou presque). L’électricité est encore là !

Du coté Noisy le Grand Mont D’est, nous avons retrouvé la salle d’acceuil des voyageurs, la correspondance RER, les pièces de services (ménage, vente de ticket, gestion de la ligne) et même l’atelier. L’ensemble est encore éclairé par les blocs secours ! En trouvant l’interrupteur, nous avons même iluminé ce métro endormi.

Cabine pas encore à quai

L’atelier est en excellent état, les pièces sont encore là et le stock de voiture SK est complet. Beaucoup sont même encore dans les emballages d’origines, avec l’adresse de livraison !

Les cabines SK encore emballées dans les plastiques de transports

Vue du tunnel vers l'autre station

En prenant le tunnel, nous arrivons à la station Mailles Horizon dont l’ambiance 90 est saisissante ! Les automates de paiement sont encore là et nous pouvons même lire des caractères fantômes sur la dalle de l’écran. De ce coté là, les fenêtres ont été cassées puis rebouchés par des murs de béton. Les portes sont soudées et plus aucune sortie n’est praticable.

La deuxième station avec ses automates de paiement (année 1991)

Voir la galerie photo.
L’intéressant article de Métropole sur le SK de Noisy

Lien GoogleMap

Quelques scan d’autocollants :

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