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Exploration Urbaine

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14 juillet 2007

Chevalement de mine à Decazeville

Il ne reste aujourd’hui plus grand chose de ce vaste site industriel à Decazeville. Il y a encore quelques années, l’ensemble des bâtiments était encore en place. Aujourd’hui, seul subsiste le trou de l’ancienne carrière à ciel ouvert et le chevalement du puits. De l’autre coté de la route, plusieurs morceaux existent encore, mais nous n’avons pas pris le temps de les visiter.

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Le chevalement n’est pas très haut (35 mètres) mais encore en bon état. L’escalade est facile même si l’escalier a été en parti déposé. Contrairement à d’autre chevalement que j’ai vu en Belgique, la promenade ne pose aucun problème particulier. Les marches sont encore toute présentes dans les escaliers et les tôles des planchers ne sont pas percées.

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La vue là haut est assez sympathique. Elle donne sur l’ancienne carrière à ciel ouvert qui est maintenant un petit lac. C’est assez étonnant de voir ces deux types d’exploitation aussi proches.

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Félicitations à Maria, Fred et Myrtille pour leur premier chevalement qu’ils ont escaladés avec succès !


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14 juillet 2007

Maison abandonnée de l’Union Minière

A proximité des usines de l’Union Minière, ce bâtiment semble être au premier abord la maison du directeur. C’est un style classique du XIXème dans un site industriel.

Le bâtiment a été largement muré au rez de chaussé. Il faut utiliser une corde (déjà présente !) pour monter au premier étage et s’y engouffrer.

En y entrant, nous constatons que la disposition tient plus de l’hôtel. Un grand escalier central en pierre de pays dessert de nombreuses chambres. Chaque dessus de porte est numéroté, avec dans chaque pièce un évier et parfois même un lit.

La plomberie et l’électricité ont été déposées, mais l’ensemble n’est pas trop abîmé. Il n’y a guère qu’une fuite au toit qui a partiellement endommagée le dernier étage.

Il reste encore beaucoup de lavabo d’époque et de radiateur en fonte de marque Idéal.


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14 juillet 2007

Tuilerie de Puy Blanc

Située dans le sud de la France, l’ancienne Tuilerie Lacabane a été fermée en 1986. Elle est depuis à l’abandon. L’ensemble est encore en bon état et sert de remise pour les autochtones. Nous y avons découvert une série de vieilles voitures qui semble bien conservées sous l’épaisse couche de poussière.

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Les installations industrielles lourdes sont encore en place. Les fours, les airs de séchage et les plateformes de manutentions sont bien préservés. Il reste les traces des voies métriques et même des plateformes tournantes.

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Tout le cuivre a été déposé depuis bien longtemps, y compris l’arrivée EDF. Il ne reste aujourd’hui que le transformateur Merlin Gerin qui semble sortir d’un autre temps.

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L’aspect extérieur du bâtiment est assez étrange. Il est très classique et présente peu de caractéristiques industrielles. La cheminée est le seul témoignage de leur activité. L’usine s’étend sur au moins 3 niveaux, avec des fenêtres en baies de plein cintre. L’ensemble est dans les tons rouges, avec une belle pelouse verte qui lui fait front.
Avec la chaleur, l’édifice craque beaucoup. La très grande surface de toit semble se dilater sous l’effet du soleil. Les toits sont en tuiles mécaniques (vraisemblablement celles produites par l’usine) et la lumière éclaire le sol par l’intermédiaire de multiples petits trous. Ça donne un effet assez esthétique.

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Histoire du lieu :
La première tuilerie (à mains!) fut fondée en 1773 au même endroit. En 1877, l’usine actuelle fut construite. Elle fonctionna jusqu’en 1986 et employait une petite centaine de personnes. La matière première était directement extraite à immédiate proximité.

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Vous trouverez des informations récentes sur ce lieux par l’intermédiaire de l’association locale : http://puyblanc.free.fr/

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4 juillet 2007

Eglise St Gervais St Protais

Cette nuit, nous avons visité les toits et le comble de l’église St Gervais St Protais située derrière l’hôtel de ville.

Après avoir accédé au toit, nous nous retrouvons sur le chemin de ronde. De là, une belle échelle par à l’assaut du toit pour monter sur le fronton de l’église. Là haut, nous sommes juchés sur une surface de forme concave sur lequel est plantée une croix du plus bel effet !

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La vue est vraiment sympa, avec toute la rive gauche qui s’offre à nous. Le quartier est densément peuplé, de nombreux immeubles, des petites rues tortueuses nous encerclent.

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Malheureusement le vent s’est bien levé ce soir. C’est difficile de faire des photos sans s’envoler en étant à 20 centimètres du vide. Mais bon, nous résistons tant bien que mal !

En redescendant, nous accédons au comble. La structure est en très bon état, les voûtes aussi. L’ensemble est chichement éclairé (ça se change les ampoules …) et nous devons sortir nos lampes.

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Sous la verrière de la façade, nous trouvons deux séries de grandes portes de placards. En les ouvrant, nous voyons l’hôtel de ville ! C’est beau et ça mérite une photo !

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Du comble, nous avons accès au chemin de ronde et achevons le tour des parties hautes.

Le temps est passé vite, il est déjà tard, nous rentrons !

Bonne nuit !

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1 juillet 2007

Visite de nuit dans le métro avec l’ADEMAS

Ce soir, les Noblesses Oblige ont passé une nuit blanche à la poursuite des secrets du métro parisien. L’association ADEMAS organise une fois par mois une virée nocturne dans un métro du début XXème. L’idée est de présenter le réseau de métro sous un regard différent par la visite d’anciennes stations abandonnées et l’utilisation des voies de raccord entre les différentes lignes.

Malheureusement, cette visite est souvent complète. Beaucoup de personnes souhaitent y participer, mais une visite par mois (et 200 places dans le train) limite beaucoup le nombre de participants. Chaque soirée est totalement réservée plusieurs mois à l’avance. En fidèle habitué (et membre) de l’association, j’avais réservé (plusieurs mois à l’avance !) pour mes nobles amis plusieurs places.

Après un excellent dîner chez mon pizzaiolo préféré (je recommande particulièrement ses pizzas et son tiramisu), nous sommes partis aux Ateliers de la Villette.

Après les formalités et le poinçonnage de nos tickets, j’ai laissé mes amis participer à la visite des ateliers (Visite privée de l’atelier RATP). Pendant ce temps, je profitais du calme relatif pour visiter le hangar à motrices et leur tirer le portrait. Je suis aussi descendu en fosse pour voir notre métro par en dessous. Mais l’ambiance calme de cet endroit est trompeuse : les frotteurs des métros sont à nus. Si le métro est alimenté, on risque l’électrocution en les touchant. Bref, vigilance maximum avec mon pied photo !!

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Le temps passe (minuit) et il est déjà temps de monter dans le métro. Notre hôte pour ce soir est un ancien métro des années 30. C’est l’ancien modèle que nombre de Parisiens de plus de 35 ans ont connus. Après avoir rejoint la voie normale (avec du courant dans les rails…), nous attendons le feu vert pour nous glisser entre deux métros en service.

Lecture du plan secret des lignes de métro

C’est chose faite, nous franchissons les stations sans même nous arrêter, sous l’œil incrédule et/ou surpris des personnes sur les quais. Nous entamons une longue descente sur la ligne 7, ponctuée de nombreuses explications technico-historique sur le métro.

Le trajet de notre nuit

Arrivés à la station Place-Monge, nous changeons de voie, et prenons la correspondance ferrée vers la ligne 10. Multiples arrêts, changements de sens pour finalement aboutir dans le tunnel de la ligne 10. C’est d’ailleurs très sympa, car nous utilisons les rails et le tunnel au milieu des voies. Pour les utilisateurs de la ligne 10, c’est le mystérieux tunnel entre Cardinal Lemoine et Cluny La Sorbonne (c’est d’ailleurs l’explication de la troisième voie à cette station).

Nous avançons jusqu’à la station la Motte Piquet Grenelle. Nous y effectuons plusieurs changements de sens et passons à chaque quai des lignes 10 et 8 ! C’est très amusant de passer quatre fois de suite dans la même station !

Une fois repartie, nous empruntons la ligne 8 et nous arrêtons dans la station abandonnée St Martin. Les décors sont toujours aussi beaux, malgré les tags et autres dégradations. Une fois notre visite finie, nous rejoignons le quai de la ligne 9 pour partir vers Boulogne.

Après moult changements de directions et le passage dans le parking à métro, nous accédons enfin à la station fantôme porte Molitor, qui devait permettre l’accès au stade du Parc des Princes. Même si les quais ont été construits, les escaliers n’ont jamais été réalisés. Aujourd’hui, cette station oubliée sert de parking pour les métros de la ligne 10.
Le train siffle, il est temps de repartir, mais en utilisant la ligne 10.

Croisement avec la ligne 10 (2/2)

Nous repassons à l’envers de notre premier trajet et nous arrêtons à la station Croix Rouge. La station a conservée son joli décor balnéaire, mais la sortie a été remplacée par un gros ventilateur (comme beaucoup de stations abandonnées sur le réseau).

Nous continuons ensuite vers Odéon pour changer de ligne et emprunter la 4. Pour cela, nous nous engouffrons dans un tunnel en cul de sac. Cette voie de rebroussement permet d’aller au choix sur la 10 ou la 4. Elle sert aussi à changer la manière de capter le courant. La ligne 4 est une ligne pour matériel pneus. Les rails de courant ne sont pas situés aux mêmes endroits que sur les lignes fers. Après la mise en place des frotteurs, nous pouvons repartir et filer au Nord avec la ligne 4. Ça me rappelle mes souvenirs d’ancien habitué de cette ligne !

Arrivés à Barbès Rochechouart, nous changeons encore de voie, pour mieux repartir dans l’autre sens et pénétrer dans le tunnel de correspondance avec le centre d’instruction USFRT (sous la Gare du Nord). A nouveau, nous changeons encore de frotteurs et repartons vaillamment !

Il se fait tard (vers les 3h30) et certains passagers s’endorment (bercés par la douceur des anciennes rames Sprague). Arrivés au centre d’instruction, nous avons le droit à une collation, et pouvons descendre sur les voies pour une visite sous tunnel (j’adore toujours autant cette partie). J’en profite pour m’éclipser (comme d’habitude) et faire une photo d’un appareil particulier à la jonction avec la ligne 5. Cet appareil est une “Oreille de Mickey”. Il est utilisé quand une voie de raccordement arrive en contresens de la ligne principale. Il évite ainsi son franchissement par mégarde et une possible collision. De loin ça ressemble à une grande oreille de Mickey, mais peinte en blanche et posée sur le rail.

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Après le pot, nous repartons et utilisons la ligne 5 pour foncer jusqu’à la République. Une fois arrivée, nous faisons demi tour pour repartir vers la Gare de l’Est (eh oui, y’a pas d’aiguillage avant !). A la Gare de l’Est, nous pouvons changer pour la dernière fois de ligne et revenir sur la 7. Nous filons ensuite vers le Nord et prenons l’embranchement des Ateliers. Une fois immobilisée, le courant coupé et les escabeaux posés devant le métro, nous pouvons enfin descendre. Il est juste 5h13 !

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Allez, direction dodo !
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