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Exploration Urbaine

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30 août 2007

Visite d’égouts historiques sous Paris

Les égouts sont considérés comme dangereux, sales, glissants et rempli de rats (à juste titre !). Y descendre n’est généralement pas l’activité la plus agréable qu’il soit. Entre l’odeur, les risques liés à l’hygiène ou les dangers mortels (chute dans l’égout, soudaine montée des eaux, dégagements de sulfure d’hydrogène) il ne reste pas grande place pour la découverte et la contemplation !
Ayant déjà profité d’une visite avec des égoutiers, l’attrait d’une nouvelle visite me semblait limité.

Sauf que cette fois ci, ce n’est pas qu’un simple collecteur. C’est un complexe d’égouts, de galeries d’eau et de vestiges du XVIII, le tout dans un cadre architectural réellement exceptionnel pour des égouts Parisiens.

Après avoir rejoins mon guide et s’être correctement équipé, nous entamons la descente dans le cloaque parisien. L’odeur est inexistante et les murs propres. Au loin, j’entends le bruit d’un collecteur plus important qui semble drainer un volume important de rejets.

Egouts moderne à droite et ancienne galerie à gauche. Le puit de descente éclaire à gauche.

Nous arrivons dans une grande galerie d’eau, utilisée par la SAGEP pour y faire passer ses tuyaux d’eau potables. Elle est connectée au réseau d’égouts et se révèle d’une propreté exemplaire. En avançant, un vide résiduel fait apparaître le passage d’une galerie technique PTT quelques mètres au dessus de nous. Des petites tôles marquées ‘PTT’ informent le chaland de son utilisation.

Un exemple du gruyère Parisien. Une galerie technique PTT qui passe au dessus de la galerie d'eau.

Ancien tuyau en fonte

Nous continuons, quittons la galerie et rejoignons un égout. Après quelque temps, nous arrivons au second trésor de cette visite. Une magnifique galerie large (3 mètres) dotée d’arches en pierre (on se croirait en carrière !) et d’une petite cunette pour l’évacuation des eaux usées.

Un égout d'une qualitée architectural exceptionnel. Des arches, une petite cunette, beaucoup de place. Très rare sous Paris !

La population est plutôt calme ici. Un rat s’enfuie mollement à notre approche. Au mur passe les conduites d’eau propre, des fibres optiques d’opérateurs Internet et d’autres câbles vétustes. Le son des talons résonne sur les plaques fermées, c’est agréable de les entendre.

En progressant, les arches se transforment en mur de pierre et même en arche béton. L’ensemble est très surprenant, avec un esthétisme inattendu.

Certaines plaques de rues ont été complétées par des signalétiques modernes. Les noms des rues ont changés depuis. L’avenue de l’Empereur n’est plus ! Nous trouvons même une plaque tramway qui informait les égoutiers sur la présence d’infrastructure ferrée à proximité. Ce panneau date probablement des années 1900.

Une plaque devenue très rare aujourd'hui. L'indication du passage des tramways au dessus (vers 1900).

Vestige !

Les noms des rues changent aussi sous terre !

En continuant la visite, nous arrivons dans une zone de boues stagnantes à proximité de plusieurs escaliers qui compensent les différences de niveaux du quartier. L’eau s’engouffre dans une petite cunette placée à coté de l’escalier. L’effet est très sympathique, le bruit rappelle celui des moulins, mais seul le contenu diffère !

D’un coup, le bruit augmente et le niveau de l’eau semble progresser. La météo étant orageuse, nous quittons les lieux rapidement pour éviter toute mauvaise surprise !

Merci à mon guide !

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Galerie photos

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14 juillet 2007

Chevalement de mine à Decazeville

Il ne reste aujourd’hui plus grand chose de ce vaste site industriel à Decazeville. Il y a encore quelques années, l’ensemble des bâtiments était encore en place. Aujourd’hui, seul subsiste le trou de l’ancienne carrière à ciel ouvert et le chevalement du puits. De l’autre coté de la route, plusieurs morceaux existent encore, mais nous n’avons pas pris le temps de les visiter.

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Le chevalement n’est pas très haut (35 mètres) mais encore en bon état. L’escalade est facile même si l’escalier a été en parti déposé. Contrairement à d’autre chevalement que j’ai vu en Belgique, la promenade ne pose aucun problème particulier. Les marches sont encore toute présentes dans les escaliers et les tôles des planchers ne sont pas percées.

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La vue là haut est assez sympathique. Elle donne sur l’ancienne carrière à ciel ouvert qui est maintenant un petit lac. C’est assez étonnant de voir ces deux types d’exploitation aussi proches.

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Félicitations à Maria, Fred et Myrtille pour leur premier chevalement qu’ils ont escaladés avec succès !


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14 juillet 2007

Maison abandonnée de l’Union Minière

A proximité des usines de l’Union Minière, ce bâtiment semble être au premier abord la maison du directeur. C’est un style classique du XIXème dans un site industriel.

Le bâtiment a été largement muré au rez de chaussé. Il faut utiliser une corde (déjà présente !) pour monter au premier étage et s’y engouffrer.

En y entrant, nous constatons que la disposition tient plus de l’hôtel. Un grand escalier central en pierre de pays dessert de nombreuses chambres. Chaque dessus de porte est numéroté, avec dans chaque pièce un évier et parfois même un lit.

La plomberie et l’électricité ont été déposées, mais l’ensemble n’est pas trop abîmé. Il n’y a guère qu’une fuite au toit qui a partiellement endommagée le dernier étage.

Il reste encore beaucoup de lavabo d’époque et de radiateur en fonte de marque Idéal.


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14 juillet 2007

Tuilerie de Puy Blanc

Située dans le sud de la France, l’ancienne Tuilerie Lacabane a été fermée en 1986. Elle est depuis à l’abandon. L’ensemble est encore en bon état et sert de remise pour les autochtones. Nous y avons découvert une série de vieilles voitures qui semble bien conservées sous l’épaisse couche de poussière.

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Les installations industrielles lourdes sont encore en place. Les fours, les airs de séchage et les plateformes de manutentions sont bien préservés. Il reste les traces des voies métriques et même des plateformes tournantes.

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Tout le cuivre a été déposé depuis bien longtemps, y compris l’arrivée EDF. Il ne reste aujourd’hui que le transformateur Merlin Gerin qui semble sortir d’un autre temps.

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L’aspect extérieur du bâtiment est assez étrange. Il est très classique et présente peu de caractéristiques industrielles. La cheminée est le seul témoignage de leur activité. L’usine s’étend sur au moins 3 niveaux, avec des fenêtres en baies de plein cintre. L’ensemble est dans les tons rouges, avec une belle pelouse verte qui lui fait front.
Avec la chaleur, l’édifice craque beaucoup. La très grande surface de toit semble se dilater sous l’effet du soleil. Les toits sont en tuiles mécaniques (vraisemblablement celles produites par l’usine) et la lumière éclaire le sol par l’intermédiaire de multiples petits trous. Ça donne un effet assez esthétique.

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Histoire du lieu :
La première tuilerie (à mains!) fut fondée en 1773 au même endroit. En 1877, l’usine actuelle fut construite. Elle fonctionna jusqu’en 1986 et employait une petite centaine de personnes. La matière première était directement extraite à immédiate proximité.

tuilerie

Vous trouverez des informations récentes sur ce lieux par l’intermédiaire de l’association locale : http://puyblanc.free.fr/

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4 juillet 2007

Eglise St Gervais St Protais

Cette nuit, nous avons visité les toits et le comble de l’église St Gervais St Protais située derrière l’hôtel de ville.

Après avoir accédé au toit, nous nous retrouvons sur le chemin de ronde. De là, une belle échelle par à l’assaut du toit pour monter sur le fronton de l’église. Là haut, nous sommes juchés sur une surface de forme concave sur lequel est plantée une croix du plus bel effet !

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La vue est vraiment sympa, avec toute la rive gauche qui s’offre à nous. Le quartier est densément peuplé, de nombreux immeubles, des petites rues tortueuses nous encerclent.

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Malheureusement le vent s’est bien levé ce soir. C’est difficile de faire des photos sans s’envoler en étant à 20 centimètres du vide. Mais bon, nous résistons tant bien que mal !

En redescendant, nous accédons au comble. La structure est en très bon état, les voûtes aussi. L’ensemble est chichement éclairé (ça se change les ampoules …) et nous devons sortir nos lampes.

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Sous la verrière de la façade, nous trouvons deux séries de grandes portes de placards. En les ouvrant, nous voyons l’hôtel de ville ! C’est beau et ça mérite une photo !

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Du comble, nous avons accès au chemin de ronde et achevons le tour des parties hautes.

Le temps est passé vite, il est déjà tard, nous rentrons !

Bonne nuit !

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1 juillet 2007

Visite de nuit dans le métro avec l’ADEMAS

Ce soir, les Noblesses Oblige ont passé une nuit blanche à la poursuite des secrets du métro parisien. L’association ADEMAS organise une fois par mois une virée nocturne dans un métro du début XXème. L’idée est de présenter le réseau de métro sous un regard différent par la visite d’anciennes stations abandonnées et l’utilisation des voies de raccord entre les différentes lignes.

Malheureusement, cette visite est souvent complète. Beaucoup de personnes souhaitent y participer, mais une visite par mois (et 200 places dans le train) limite beaucoup le nombre de participants. Chaque soirée est totalement réservée plusieurs mois à l’avance. En fidèle habitué (et membre) de l’association, j’avais réservé (plusieurs mois à l’avance !) pour mes nobles amis plusieurs places.

Après un excellent dîner chez mon pizzaiolo préféré (je recommande particulièrement ses pizzas et son tiramisu), nous sommes partis aux Ateliers de la Villette.

Après les formalités et le poinçonnage de nos tickets, j’ai laissé mes amis participer à la visite des ateliers (Visite privée de l’atelier RATP). Pendant ce temps, je profitais du calme relatif pour visiter le hangar à motrices et leur tirer le portrait. Je suis aussi descendu en fosse pour voir notre métro par en dessous. Mais l’ambiance calme de cet endroit est trompeuse : les frotteurs des métros sont à nus. Si le métro est alimenté, on risque l’électrocution en les touchant. Bref, vigilance maximum avec mon pied photo !!

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Le temps passe (minuit) et il est déjà temps de monter dans le métro. Notre hôte pour ce soir est un ancien métro des années 30. C’est l’ancien modèle que nombre de Parisiens de plus de 35 ans ont connus. Après avoir rejoint la voie normale (avec du courant dans les rails…), nous attendons le feu vert pour nous glisser entre deux métros en service.

Lecture du plan secret des lignes de métro

C’est chose faite, nous franchissons les stations sans même nous arrêter, sous l’œil incrédule et/ou surpris des personnes sur les quais. Nous entamons une longue descente sur la ligne 7, ponctuée de nombreuses explications technico-historique sur le métro.

Le trajet de notre nuit

Arrivés à la station Place-Monge, nous changeons de voie, et prenons la correspondance ferrée vers la ligne 10. Multiples arrêts, changements de sens pour finalement aboutir dans le tunnel de la ligne 10. C’est d’ailleurs très sympa, car nous utilisons les rails et le tunnel au milieu des voies. Pour les utilisateurs de la ligne 10, c’est le mystérieux tunnel entre Cardinal Lemoine et Cluny La Sorbonne (c’est d’ailleurs l’explication de la troisième voie à cette station).

Nous avançons jusqu’à la station la Motte Piquet Grenelle. Nous y effectuons plusieurs changements de sens et passons à chaque quai des lignes 10 et 8 ! C’est très amusant de passer quatre fois de suite dans la même station !

Une fois repartie, nous empruntons la ligne 8 et nous arrêtons dans la station abandonnée St Martin. Les décors sont toujours aussi beaux, malgré les tags et autres dégradations. Une fois notre visite finie, nous rejoignons le quai de la ligne 9 pour partir vers Boulogne.

Après moult changements de directions et le passage dans le parking à métro, nous accédons enfin à la station fantôme porte Molitor, qui devait permettre l’accès au stade du Parc des Princes. Même si les quais ont été construits, les escaliers n’ont jamais été réalisés. Aujourd’hui, cette station oubliée sert de parking pour les métros de la ligne 10.
Le train siffle, il est temps de repartir, mais en utilisant la ligne 10.

Croisement avec la ligne 10 (2/2)

Nous repassons à l’envers de notre premier trajet et nous arrêtons à la station Croix Rouge. La station a conservée son joli décor balnéaire, mais la sortie a été remplacée par un gros ventilateur (comme beaucoup de stations abandonnées sur le réseau).

Nous continuons ensuite vers Odéon pour changer de ligne et emprunter la 4. Pour cela, nous nous engouffrons dans un tunnel en cul de sac. Cette voie de rebroussement permet d’aller au choix sur la 10 ou la 4. Elle sert aussi à changer la manière de capter le courant. La ligne 4 est une ligne pour matériel pneus. Les rails de courant ne sont pas situés aux mêmes endroits que sur les lignes fers. Après la mise en place des frotteurs, nous pouvons repartir et filer au Nord avec la ligne 4. Ça me rappelle mes souvenirs d’ancien habitué de cette ligne !

Arrivés à Barbès Rochechouart, nous changeons encore de voie, pour mieux repartir dans l’autre sens et pénétrer dans le tunnel de correspondance avec le centre d’instruction USFRT (sous la Gare du Nord). A nouveau, nous changeons encore de frotteurs et repartons vaillamment !

Il se fait tard (vers les 3h30) et certains passagers s’endorment (bercés par la douceur des anciennes rames Sprague). Arrivés au centre d’instruction, nous avons le droit à une collation, et pouvons descendre sur les voies pour une visite sous tunnel (j’adore toujours autant cette partie). J’en profite pour m’éclipser (comme d’habitude) et faire une photo d’un appareil particulier à la jonction avec la ligne 5. Cet appareil est une “Oreille de Mickey”. Il est utilisé quand une voie de raccordement arrive en contresens de la ligne principale. Il évite ainsi son franchissement par mégarde et une possible collision. De loin ça ressemble à une grande oreille de Mickey, mais peinte en blanche et posée sur le rail.

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Après le pot, nous repartons et utilisons la ligne 5 pour foncer jusqu’à la République. Une fois arrivée, nous faisons demi tour pour repartir vers la Gare de l’Est (eh oui, y’a pas d’aiguillage avant !). A la Gare de l’Est, nous pouvons changer pour la dernière fois de ligne et revenir sur la 7. Nous filons ensuite vers le Nord et prenons l’embranchement des Ateliers. Une fois immobilisée, le courant coupé et les escabeaux posés devant le métro, nous pouvons enfin descendre. Il est juste 5h13 !

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Allez, direction dodo !
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24 juin 2007

Chateau abandonné de Bonnelles

Ce week end nous sommes partis à la découverte d’un château abandonné dans la vallée de Chevreuse. Armé de la N.O. mobile, nous avons branché le GPS sur la ville de Bonnelles (Yvelines). Une fois arrivé, nous avons pris un petit chemin et franchi quelques vieilles barrières et autres barbelés.

A première vue, la bâtisse est impressionnante. Au moins 3 étages (si ce n’est 4 !) d’un château en brique et meulière. Régulièrement, des incrustations de pierre sculptées ponctuent l’enchainement de la façade. Au rez de chaussé, les fenêtres sont toutes murées et complétées de morceaux de verre pour éviter leurs franchissement. En faisant le tour, nous constatons qu’un deuxième bâtiment est placé dans l’alignement du premier. Entre les deux subsiste un terrain accidenté, qui témoigne de l’effondrement (ou de la démolition) d’une liaison entre les deux édifices. Les traces de toitures et d’aménagement intérieurs sont encore visibles sur l’un des murs.

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Après avoir fait le tour, nous entrons par une des fenêtres. Une fois dedans, nous tombons sur une grande salle de réception. Les plafonds sont encore décorés de stuc d’époque (perchés à plus de 4 mètres). Le volume est plutôt dégagé, avec pas mal de décors. Une grande partie du plafond est tombé sur un des cotés, laissant apparaitre les poutres, les lambourdes et le bacula (lattis de châtaigner). D’un simple coup d’œil il est facile de repérer qu’il y a de grosses infiltrations d’eau ici ! Le sol est de toute beauté. C’est un dallage de marbre carré, avec des alternances gris/rouge. Même sous la poussière, nous devinons la qualité des matériaux !

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Dans les pièces à cotés, de gigantesque tas de gravats bouchent totalement le passage. Un trou dans le plancher au dessus montre que ce sont plusieurs étages qui sont descendus. En continuant, nous arrivons dans le hall de l’escalier d’honneur. Malgré la destruction, nous pouvons encore voir des morceaux d’un imposant escalier à marche massive de marbre qui montait en s’enroulant le long du mur. Au premier étage, une série d’ouvertures (je devine encore les gardes au corps) donne sur le vide du volume. Au dessus, une circulation en porte à faux ceinture les murs. Le dessous de cette circulation est orné de stuc finement réalisés. Enfin, une verrière zénithale éclaire l’ensemble.

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Malheureusement, l’escalier a été pillé. Il ne reste plus que quelques marches en marbre et des éléments du garde corps en fer forgé (et tordu). Le pavage manque ici, il a été retiré. Des tas de gravats trainent un peu partout, avec des morceaux de radiateurs en fonte. Il y a même des traces d’incendie (très localisé) et de peintures.

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Nous escaladons les restes de l’escalier et accédons enfin au premier étage. Les volumes ont été divisés en de nombreuses chambres et je trouve beaucoup de sanitaires. Ce lieu devait être une collectivité (centre de vacances ?). Par endroit, les planchers sont très endommagés. Les poutres sont en porte à faux dans le vide, et les restes de planchers semblent attendre de tomber. Dans d’autres endroits, le parquet gondole joyeusement sous la moquette. Plus nous montons dans les étages, plus les conditions se dégradent. En arrivant à la petite circulation au dessus de l’escalier d’honneur, nous trouvons même des étais portant le plafond de la circulation. C’est amusant de se dire que cet étai reporte le poids du plafond sur le porte à faux au dessus du vide….

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Nous arrivons dans une des zones les plus sinistrés. Deux niveaux sont intégralement tombés, donnant une impression de tremblements de terre (les moquettes pendent dans le vide, les tuyaux de radiateur sont arrachés avec en contrebas des morceaux de fontes). Une des poutres de la charpente a même ripé d’un petit mètre vers le bas. Le bois prend l’eau, il pourri joyeusement. Le jour où cette poutre cède, plusieurs dizaines de mètre carré de toitures vont dégringoler !

Nous trouvons aussi des pièces (toutes au format internat) en meilleur état. Les radiateurs sont encore la et les fenêtres sont encore fermées. Au dernier étage, les velux manquent. L’eau qui rentre nourri des mousses vertes qui poussent sur la moquette (ultra propre pour l’occasion).

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Nous achevons de monter dans ce château en escaladant l’escalier pourri qui accède au toit (en fait, il ne reste plus rien de l’escalier). La haut, la vue est belle. Le premier plan du plomb et du garde corps en fer forgé tranche avec la verdure de la percée dans la forêt. Deux belles girouettes sont encore présentes, mais n’indique plus les vents depuis bien longtemps.

Il y a de nombreux bourdonnements autour de nous. Pas moins de 5 ruches sont installées dans les souches de cheminées (et même une dans une des chambres). J’ai l’impression d’être sur le toit de l’opéra Garnier !

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Après moult photographies, nous décidons de descendre et terminons notre visite par la cave. De nombreux volumes ont été transformés (cuve, chauffage, buanderie, sanitaire, lieu de vie). Sous l’escalier d’honneur, deux oculi dans le plafond communiquent avec le rez de chaussé. Ils sont équipés de lentilles qui permettaient à la lumière du jour de pénétrer dans la cave. Tout ca et malheureusement recouvert de gravas aujourd’hui.

Notre visite finie, nous regagnons le parc et partons visiter une ferme abandonnée dans les environs.


Histoire de ce château :

Le château de Bonnelles fut construit en 1847/1849 pour le duc Giraud d’Uzès par les architectes Froelicher et Clément Parent. De 1906 à 1933, il appartenu à la duchesse d’Uzès, héritière des champagnes Veuve Clicquot. C’est à cette époque qu’il fut très connu avec un équipage de chasse à courre des plus réputé. Après la seconde guerre mondiale, il a été transformé en école privé (Collège international de Bonnelles). Revendu au début 1990 à des Japonais (pour 50 millions de Francs français), il devait être transformé en golf 18 trous. Malheureusement, le château fut pillé par ses acheteurs et laissé à l’abandon. Récemment, un particulier l’a racheté environ 400 000 euros. Depuis, son état se dégrade régulièrement sans aucune mesure préventive. Récemment (fin 2008) il a même brulé….

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23 juin 2007

Visite privée des toits de la tour Antoine & Cléopatre (XIII)

Toits de la tour Antoine et Cléopatre

Située dans le XIII arrondissements, cette tour de 107 mètres fait partie d’un vaste programme immobilier lancé dans les années 60 et qui portait le nom d’Italie 13. L’idée était de transformer l’avenue d’Italie en autoroute, avec une gigantesque dalle et de nombreuses tours. Heureusement pour nous, le projet s’est éteint à la fin des années 1970 et il ne subsiste aujourd’hui que les 6 tours construites à l’époque.

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J’ai eu l’opportunité d’accéder à un appartement d’exception situé aux derniers étages de cette tour. Après avoir pris l’ascenseur jusqu’au 31ème, nous avons pris un second ascenseur et avons finalement passé une porte dissimulée derrière une double porte de service (fallait la trouver celle là !).

La vue depuis l’appartement est superbe. Nous sommes hauts (environ 100 mètres) pour voir tout Paris (vue orientée vers le centre ville), mais pas trop haut. Cela m’évite la vue satellite avec des détails peu visibles.

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Je me place au bord du vide, sort l’appareil et son grand angle et commence à photographier. La vue est vraiment très sympa, et l’effet de vide est du plus bel effet !

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Après un premier panoramique, j’accède au toit du bâtiment. Cette grande terrasse technique est composée de nombreuses sorties de ventilations, d’antennes TV et satellites. Le tout est balayé par le vent, avec de très beaux nuages dans le ciel.

Je ressors mon trépied et fait un panoramique à 360°. C’est tellement exceptionnel que je vois même le rocher du zoo de Vincennes. Le parc de Choisy est visible d’un seul coup d’œil, tandis que les tours derrière le centre Italie 2 semblent s’être ratatinées. Au loin, les tours de la Défense sont très visibles

L’ensemble de la géographie parisienne se devine facilement. Les buttes, les creux ressortent et forment un tapis d’immeubles gris clair. Comme j’ai aussi invité Roudoudou, nous en profitons pour faire une photo commune (modèle Melon).

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Après un bon quart d’heure d’extase, je retrouve mon guide et reprend l’ascenseur pour revenir sur terre.

Merci à mon guide !

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(Le bâtiment n’est pas facilement visible. Il est au milieu d’un raccord entre deux vues satellites avec deux angles opposés)

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12 juin 2007

Visite privée de la future station de métro Olympiades

L’autre jour, j’ai profité d’une promenade dans mon futur quartier pour aller jeter un œil à la future station de métro de la ligne 14. Cette ligne est le premier métro parisien automatique. Elle relie aujourd’hui St Lazare à la BNF (Bibliothèque F. Mitterand). Son extension va permettre l’ouverture de la station Olympiades.

Entrée de la station

M’approchant de l’accès de la station, je constate que les barrières de chantier sont largement ouvertes. Bien que la station ne soit pas officiellement ouverte, je décide d’aller jeter un coup d’œil à l’état d’avancement des travaux. Et puis, c’est amusant de jouer au contremaitre de temps en temps !

Au moment ou j’allais descendre le plus naturellement du monde l’escalier, je vois un jeune homme en jeans, veste de costume et armé d’un mètre y descendre (suspect donc). J’attends donc tranquillement et me rends compte que le jeune hésite longuement avant de continuer plus avant dans l’escalier. Ca sent à pleins nez le nouveau CKZoniens qui risque une infiltration au péril de sa vie. J’imagine son cœur battant à tout rompre et son cerveau hésitant entre fuite et héroïsme.

Bah justement, c’est précisément à ce moment là que je profite pour descendre (magistralement) par l’escalier. Arrivé en bas, je vois le jeune en train de se donner un rôle. Il mesure très consciencieusement le diamètre d’une rambarde de garde fou. Bien tenté jeune padawan, mais tu es en train de mesurer une pièce des plus standard !

A ce moment là, il me voit et je profite pour lui foncer dessus en le regardant dans les yeux. Je sens son corps se liquéfier en attendant la punition des dieux. Mais rien de ça ne se déroule. Je passe simplement à coté de lui pour aller visiter la station ! (je sais c’est odieux et pas beau, mais ça m’a bien amusé !).

Le bas des escalators

Me voila dans le hall de la station. Pas mal d’ouvriers s’activent. A ma droite, des chemises vertes (employés RATP) sont groupées et semblent suivre une formation donné par un chef. J’en profite pour passer tranquillement les portillons (par encore alimentés) et descendre par l’escalier. Je croise quelques ouvriers, les regarde travailler et décoche un bonjour quand l’envie m’en prend.

Arrivé en bas, je vois les quais et les panneaux “Olympiades”. Un bel agent en costume vert attend au bout du quai. Je fonce donc vers lui, lui décoche un tonitruant bonjour et lui dit “Alors c’est pour de vrai la ligne 14 !”. Il me répond poliment que oui. Mon emballement semble avoir anesthésié toute capacité de raisonnement. Je le délaisse en avançant sur le quai.

Un panneau de station

Je continue ma promenade jusqu’au bout du quai et emprunte la sortie de secours. Elle me permet de passer d’un quai à l’autre tout en profitant d’une décoration différente. J’ai l’impression de retrouver la sortie de secours de l’ile de la Cité (ligne 4), mais en largement plus neuf.

De retour sur l’autre quai, j’admire avec plaisir le balais des rames qui s’arrêtent, informent les passager que c’est un terminus (”Olympiades, Olympiades tout les passager doivent descendre de voiture. Last stop, all passengers have to leave the train. –blabla incompréhensible en espagnol—”). Puis le train va se placer dans le tiroir puis se remet de mon coté à quai et part.

Rame en attente pour partir vers St Lazare

Je fais quelques photos, observe une trappe au sol (c’est rarement ouvert dans le réseau RATP) et m’en va continuer ma promenade à l’autre bout du quai. Je croise le jeune padawan qui a profité de mon incursion pour me suivre et qui s’est prostré dans un coin de la station.

N’ayant pas encore fait de photos du hall d’accueil, je remonte et débouche au dessus de la voute. Je suis en train de photographier l’ensemble de la station quand je vois deux ombres apparaitre sur la surface en verre par lequel je photographie. J’attends que ces messieurs arrivent et me retourne quand ils sont enfin autour de moi.

Vue sur la station

Eux : “Bonjour monsieur, vous êtes de quelle société ?”
Moi (grand sourire) : “Aucune messieurs !”
Eux (pas sur de bien comprendre) : “Mais vous êtes qui ?”
Moi (grand sourire) : “Un particulier !”
Eux (ne comprenant rien) : “Un particulier ?’
Moi (idem) : “Oui oui, un particulier ! J’ai vu que la station était ouverte et je suis descendu visiter !”
Eux (qui commencent à comprendre) : “Ah bah oui, mais non, vous ne pouvez pas être là !”

La conversation s’est poursuivie (en vrac) sur le fait que je ne devais pas être là, que c’était un chantier et des risques inhérents et que de toute façons ce n’était pas ouvert au public.
Après une charmante causerie de quelques minutes, c’est messieurs ont gentiment commencé à me raccompagner. Devant mes sourires et ma détermination à partir, ils m’ont abandonné en haut du premier escalier. Je leur ai dit au revoir et j’ai continué à monter les escaliers. En me retournant, je ne les voyais déjà plus.

Le hall

J’ai continué à prendre quelques photos (justement celles qui me manquaient) et je suis finalement sorti par la grande porte.

Une bien belle exploration éclair avec du personnel RATP des plus agréables. Que demander de mieux ?


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10 juin 2007

Premier voyage en TGV Est

Hier, je suis rentré en TGV de Nancy (charmante bourgade de l’Est de la France, essentiellement connue pour la qualité du désert affectif que rencontre un être humain normalement constitué lorsqu’il y rencontre les demoiselles locales).

Sauf qu’hier, c’était Dimanche 10 juin, le premier jour d’exploitation du TGV Est que nos amis des régions limitrophes de l’Allemagne attendent depuis 25 ans (eh oui, le TGV a été lancé en 1981).

Quelle excitation de monter dans ce TGV qui allait diviser par deux mon temps de trajet jusqu’à Paris ! Quel bonheur de se dire que nous allions rouler encore plus vite que d’habitude (320 au lieu de 300 Km/H) !

En bon N.O, j’avais prévu le coup. Mon fidèle téléphone/GPS/PDA allait m’informer en temps réel de notre vitesse au sol.

Après une bonne demi-heure à rouler dans de champêtres paysages, nous avons enfin abordé la LGV (Ligne à Grande Vitesse). Le TGV a accéléré, puis c’est stabilisé à 317Km/h. Là, j’en ai profité pour immortaliser le moment en photographiant ce que me disait mon GPS.

capture

Certains râleurs se demanderont pourquoi 317 et pas 320Km/H. Ceci pour une raison toute simple. Le chauffeur ne doit pas dépasser le vitesse limite (sinon réprimande du chef, entretiens psychologique et risque de retourner faire de la banlieue). Comme il sait que son compteur (tachymètre) n’est pas forcément totalement fiable, il bloque son régulateur de vitesse à une valeur très légèrement inférieur au maximum autorisé. Voici donc le fameux 317/318 Km/H !

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