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Exploration Urbaine

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24 juin 2007

Chateau abandonné de Bonnelles

Ce week end nous sommes partis à la découverte d’un château abandonné dans la vallée de Chevreuse. Armé de la N.O. mobile, nous avons branché le GPS sur la ville de Bonnelles (Yvelines). Une fois arrivé, nous avons pris un petit chemin et franchi quelques vieilles barrières et autres barbelés.

A première vue, la bâtisse est impressionnante. Au moins 3 étages (si ce n’est 4 !) d’un château en brique et meulière. Régulièrement, des incrustations de pierre sculptées ponctuent l’enchainement de la façade. Au rez de chaussé, les fenêtres sont toutes murées et complétées de morceaux de verre pour éviter leurs franchissement. En faisant le tour, nous constatons qu’un deuxième bâtiment est placé dans l’alignement du premier. Entre les deux subsiste un terrain accidenté, qui témoigne de l’effondrement (ou de la démolition) d’une liaison entre les deux édifices. Les traces de toitures et d’aménagement intérieurs sont encore visibles sur l’un des murs.

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Après avoir fait le tour, nous entrons par une des fenêtres. Une fois dedans, nous tombons sur une grande salle de réception. Les plafonds sont encore décorés de stuc d’époque (perchés à plus de 4 mètres). Le volume est plutôt dégagé, avec pas mal de décors. Une grande partie du plafond est tombé sur un des cotés, laissant apparaitre les poutres, les lambourdes et le bacula (lattis de châtaigner). D’un simple coup d’œil il est facile de repérer qu’il y a de grosses infiltrations d’eau ici ! Le sol est de toute beauté. C’est un dallage de marbre carré, avec des alternances gris/rouge. Même sous la poussière, nous devinons la qualité des matériaux !

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Dans les pièces à cotés, de gigantesque tas de gravats bouchent totalement le passage. Un trou dans le plancher au dessus montre que ce sont plusieurs étages qui sont descendus. En continuant, nous arrivons dans le hall de l’escalier d’honneur. Malgré la destruction, nous pouvons encore voir des morceaux d’un imposant escalier à marche massive de marbre qui montait en s’enroulant le long du mur. Au premier étage, une série d’ouvertures (je devine encore les gardes au corps) donne sur le vide du volume. Au dessus, une circulation en porte à faux ceinture les murs. Le dessous de cette circulation est orné de stuc finement réalisés. Enfin, une verrière zénithale éclaire l’ensemble.

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Malheureusement, l’escalier a été pillé. Il ne reste plus que quelques marches en marbre et des éléments du garde corps en fer forgé (et tordu). Le pavage manque ici, il a été retiré. Des tas de gravats trainent un peu partout, avec des morceaux de radiateurs en fonte. Il y a même des traces d’incendie (très localisé) et de peintures.

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Nous escaladons les restes de l’escalier et accédons enfin au premier étage. Les volumes ont été divisés en de nombreuses chambres et je trouve beaucoup de sanitaires. Ce lieu devait être une collectivité (centre de vacances ?). Par endroit, les planchers sont très endommagés. Les poutres sont en porte à faux dans le vide, et les restes de planchers semblent attendre de tomber. Dans d’autres endroits, le parquet gondole joyeusement sous la moquette. Plus nous montons dans les étages, plus les conditions se dégradent. En arrivant à la petite circulation au dessus de l’escalier d’honneur, nous trouvons même des étais portant le plafond de la circulation. C’est amusant de se dire que cet étai reporte le poids du plafond sur le porte à faux au dessus du vide….

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Nous arrivons dans une des zones les plus sinistrés. Deux niveaux sont intégralement tombés, donnant une impression de tremblements de terre (les moquettes pendent dans le vide, les tuyaux de radiateur sont arrachés avec en contrebas des morceaux de fontes). Une des poutres de la charpente a même ripé d’un petit mètre vers le bas. Le bois prend l’eau, il pourri joyeusement. Le jour où cette poutre cède, plusieurs dizaines de mètre carré de toitures vont dégringoler !

Nous trouvons aussi des pièces (toutes au format internat) en meilleur état. Les radiateurs sont encore la et les fenêtres sont encore fermées. Au dernier étage, les velux manquent. L’eau qui rentre nourri des mousses vertes qui poussent sur la moquette (ultra propre pour l’occasion).

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Nous achevons de monter dans ce château en escaladant l’escalier pourri qui accède au toit (en fait, il ne reste plus rien de l’escalier). La haut, la vue est belle. Le premier plan du plomb et du garde corps en fer forgé tranche avec la verdure de la percée dans la forêt. Deux belles girouettes sont encore présentes, mais n’indique plus les vents depuis bien longtemps.

Il y a de nombreux bourdonnements autour de nous. Pas moins de 5 ruches sont installées dans les souches de cheminées (et même une dans une des chambres). J’ai l’impression d’être sur le toit de l’opéra Garnier !

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Après moult photographies, nous décidons de descendre et terminons notre visite par la cave. De nombreux volumes ont été transformés (cuve, chauffage, buanderie, sanitaire, lieu de vie). Sous l’escalier d’honneur, deux oculi dans le plafond communiquent avec le rez de chaussé. Ils sont équipés de lentilles qui permettaient à la lumière du jour de pénétrer dans la cave. Tout ca et malheureusement recouvert de gravas aujourd’hui.

Notre visite finie, nous regagnons le parc et partons visiter une ferme abandonnée dans les environs.


Histoire de ce château :

Le château de Bonnelles fut construit en 1847/1849 pour le duc Giraud d’Uzès par les architectes Froelicher et Clément Parent. De 1906 à 1933, il appartenu à la duchesse d’Uzès, héritière des champagnes Veuve Clicquot. C’est à cette époque qu’il fut très connu avec un équipage de chasse à courre des plus réputé. Après la seconde guerre mondiale, il a été transformé en école privé (Collège international de Bonnelles). Revendu au début 1990 à des Japonais (pour 50 millions de Francs français), il devait être transformé en golf 18 trous. Malheureusement, le château fut pillé par ses acheteurs et laissé à l’abandon. Récemment, un particulier l’a racheté environ 400 000 euros. Depuis, son état se dégrade régulièrement sans aucune mesure préventive. Récemment (fin 2008) il a même brulé….

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22 mars 2007

Visite privée de l’Opéra Garnier

Quelle chance ! Je peux visiter l’opéra ! Le lieu où les sous sol sont internationalement connus (le fameux lac souterrain), où la scène a vu passer les plus prestigieux ballets et opéras et dont les coulisses sont un vrai labyrinthe. Le bâtiment même dont la beauté attire chaque année des milliers de personnes !

Pour un toiturophile, l’Opéra Garnier à la même symbolique que la tour Eiffel ou la cathédrale Notre Dame. C’est l’un des bâtiments les plus visibles, dont la forme caractéristique est facilement repérable.

Alors, avoir la chance d’obtenir une visite privée complète du bâtiment, c’est un peu comme gagner à la loterie. C’est une réelle opportunité !

A l’heure du rendez-vous, je retrouve mes nobles amis et notre intermédiaire. Grâce à elle, nous sommes présentés à notre guide. Celui ci nous demande ce que nous voulons visiter. Je lui réponds que je veux TOUT visiter. Je lui explique aussi que je suis toiturophile et que je dois donc absolument monter sur le toit ! Cela semble être une première pour lui, alors nous commençons par le parcours plus traditionnel.

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La visite débute par les étages réservés aux personnels. De nombreux bureaux y sont installés. Les panneaux syndicaux côtoient les listes d’attributions des danseurs. La vie est bien installée ici, les personnes y fourmillent. Les tenues renseignent sur les rôles de chacun : l’ouvrier, l’administratif, le chef, la danseuse étoile, le metteur en scène.

Lors de notre visite, un troupe japonaise avait investi l’opéra. Ce fut très dépaysant de prendre l’ascenseur en compagnie d’un Japonais habillé dans la plus pur tenue traditionnelle (kimono et chaussures en bois)!

Certains couloirs sont encore d’époque (XIX). De nombreux tuyaux parcourent les murs. Une magnifique corne de brume (à trois trompes) y est fixée. C’est l’ancienne sonnerie d’alerte feu. Ca devait donner dans les étages ! Les câbles débordent des boîtiers, les peintures sont défraîchi. Je suis dans le Paris d’époque, celui qu’on redécouvre derrière les faux plafonds ou dans les vieux bâtiments.

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De l’autre coté, le nouveau couloir est d’un modernisme fou. Faux plafond, parquet ciré, peinture sobre sont les éléments de ce nouveau décor. La réalisation est bien faite, le lieu n’y perd pas son charme. Ce sont les employés qui doivent être heureux de bénéficier d’une telle rénovation !

Nous continuions la visite en allant nous promener dans la fosse à décor. Nous passons une porte et débouchons dans un lieu plongé dans l’obscurité, à peine éclairé de petites lampes bateaux de couleur bleu. Nous n’osons pas avancer car nous voyons sous nos pieds. L’ensemble du plancher de cet étage est un gigantesque caillebotis métallique. Nos yeux s’habituent à l’obscurité et nous nous rendons compte que nous sommes à plus de vingt mètres au dessus de la scène ! Sous nos pieds sont stockés l’ensemble des décors qui seront utilisés lors des représentations. Cet assemblage de tableaux et de scènes me semble assez insolite. C’est une sorte de condensé mal trié !

Nous nous attardons à regarder le spectacle des danseurs japonais en contrebas. Ils semblent si petit et nous les entendons si bien. J’ai le souvenir de la Gare Montparnasse qui me revient (je vous expliquerai un jour).

Nous sortons puis continuions la montée dans les étages Nous croisons plusieurs oculi qui laissent entrer le soleil dans les couloirs. Ca brille sur le parquet, c’est très joli !

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Puis nous passons une porte et nous arrivons dans l’endroit le plus haut de la fosse à décor. Une très belle structure à la Eiffel supporte le toit et porte le plancher. Dans la semi pénombre, nous évoluons dans ce décor très industriel. Quelques belles photos plus tard, nous continuons et allons tenter une négociation avec le responsable technique de l’opéra pour accéder aux toits.

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Notre guide fait des miracles et la gentillesse du responsable nous enchante ! Ils se proposent de nous accompagner la haut. Je suspecte même qu’il prenne plaisir à y monter. :)

Nous enchaînons les ascenseurs, les portes, les couloirs et débouchons finalement sur une petite porte dans les hauteurs de l’opéra. Le responsable nous explique tranquillement que c’est l’accès aux toits. Il sort sont jeu de clef et ouvre la serrure. Aussi simplement que cela !

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La vue est magnifique, l’architecture du bâtiment est superbe. Tout cela nous laisse bouche bée. Un magnifique escalier grimpe le long du décor et accède sur la partie la plus haute. La haut, le spectacle est encore plus impressionnant. Le placement est superbe. La vue va très loin tout en conservant une perspective. C’est rare de trouver ce genre de vues. Généralement, la vue est trop haute (ça donne l’impression de voir en deux dimensions) ou trop isolée (clocher d’église).

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(panoramique)

Nous sortons nos appareils photos et mitraillons à tout va. Je mets en boite un panoramique prometteur tandis que de Fred discute avec le responsable. Nous apprenons qu’il aime bien monter ici, et que la vue est encore plus belle quand la météo n’est pas trop polluée. Je sens que je l’inviterai sur St Sulpice un de ces jours ! Les personnes qui partagent ce genre de plaisir ne sont pas si courant !

Il est déjà temps de redescendre. Le responsable discute avec le guide des autres endroits à visiter dans l’Opéra. Malheureusement, ce n’est pas la bonne période et beaucoup sont inaccessibles (travaux, répétitions, …). Ce n’est que partie remise !

Après avoir chaleureusement salué le responsable, nous allons visiter les coupoles. Nous passons par des couloirs plus ou moins restauré et tombons même sur une section année 80. En 10 mètres, nous avons pris 25 ans ! Les couleurs sont grise et jaune, les panneaux d’informations en écriture LCD. Il ne manque plus qu’un ou deux figurants !

Arrivé à la coupole, nous admirons l’architecture Eiffel en forme de gigantesque presse citron. Nous devons rester discret, les danseurs de l’opéra s’y entraînent.

Puis nous entamons notre descente vers les sous sol. Nous prenons un magnifique escalier éclairé par une verrière zénithale. Arrivé au rez de chaussé, nous changeons de monde. C’est l’endroit du décor en marbre, des stucs et des fines décorations. Nous sommes dans la partie réservée au publique. Nous y passons rapidement car les clients se pressent déjà devant les guichets. Il ne s’agirait pas qu’on nous prenne pour des resquilleurs !

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Un dernier escalier et nous arrivons dans le sous sol. Le panneau « Abris » nous informe sur l’usage du lieu.

Le sous sol est bâti en alternance de piliers porteurs en pierre, avec des remplissages en briques. Régulièrement, des panneaux indiquent les différents stockages, ateliers et bureaux. Des caisses de tournée sont disséminées un peu partout. Elle proviennent de tout le globe. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé une caisse marqué « New York – Caen ». Je savais les américains peu amateurs de géographie Européenne, mais là chapeau bas ! :)

Nous arrivons dans un grand corridor. Nous sommes en plein cœur du répartiteur des sprinklers. De beaux tuyaux d’époque parcourent le mur dans des volutes compliquées. Le rouge pompier crie admirablement sur le mur gris neutre. C’est du plus bel effet ! Notre guide nous explique que l’eau des sprinklers est pompée dans le fameux lac souterrain.

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En réalité, le lac est tout simplement la nappe phréatique. Lors de la construction de l’opéra, les ingénieurs la découvrent, ce qui stop les travaux. Pour reprendre, il y a deux solutions : assécher la nappe ou la canaliser. Ce sera la deuxième qui sera retenue.

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Nous partons découvrir ce lac qui se trouve être simplement une sorte de vide sanitaire avec un petit mètre d’eau. Un trou d’accès équipé d’une échelle y descend, avec une lampe qui éclaire l’ensemble. L’imaginaire que je me faisais de ce lieu est largement anéanti !

Nous apprenons que des poissons (carpes à mon souvenir) y vivent. Ils indiquent la qualité de l’eau de la nappe. Régulièrement, les pompiers viennent s’entraîner dans ce lac. Ca doit être sympa un tour de canoë kayak la dessous !

Mais l’heure avance et notre guide doit nous raccompagner à l’entrée des artistes. La visite est finie !

Merci à mon intermédiaire, mon guide et au responsable du bâtiment.

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9 février 2007

Réservoir de Montsouris

Situé en plein Paris, le réservoir de Montsouris est la plus grande réserve d’eau potable de la ville. Construit en 1863, il est toujours utilisé aujourd’hui pour distribuer l’eau du robinet aux Parisiens.

Eau et force de Paris

En arrivant par l’avenue Reille, le réservoir prend la forme d’une vaste colline aux flancs engazonnés et flanqués de petits bâtiments. En y regardant de plus près, la sécurité est maximum sur ce site. De nombreuses caméras se disent mutuellement bonjour, tandis que les murs sont pourvus de barrières anti-intrusions. Ce réservoir est le fort Knox de l’eau !

Le coté du réservoir

Devant l’entrée principale, je retrouve mon guide. C’est elle qui va me guider pendant cette visite privée. En attendant que les formalités soient faites (c’est vraiment impossible de rentrer !), nous allons faire un tour sur le dessus du réservoir.

Quelle surprise quand je constate que le dessus n’est qu’une vaste pelouse grande comme 3 terrains de football ! Un vaste engazonnement dont la plupart des parisiens aimeraient profiter pendant les journées d’été !

Panoramique extérieur

(panoramique)

A ce propos, des parties de football furent organisés pendant la guerre pour éviter les bombardements. Cela laissait croire à l’ennemi que cet emplacement n’était qu’un vaste centre sportif !

La pelouse donne accès à plusieurs bâtiments techniques qui permettent le passage de l’eau ou sont analyse. L’architecture est soignée, avec de jolies motifs et décors. Ce serait idéal de retrouver autant de volutes sur les bâtiments modernes !

Le bâtiment aux tulipes

Une des portes semble même être l’accès à l’escalier en colimaçons qui s’enfonce sous le réservoir dans le réseau de consolidation des anciennes carrières. A l’époque, le sous sol était gorgé d’anciennes excavations, qui durent être reprises pour éviter l’effondrement du futur réservoir. Ce fut l’Inspection Générale des Carrières qui réalisa les travaux de soutènement à près de 30m de profondeur. Pas moins de 150 ouvriers travaillèrent sur ce chantier. Ils y trouvèrent 5 fontis, avec des cloches de 8 à 11 mètres de haut. L’ensemble fut consolidé par de nombreux piliers construits à la verticale même de ceux du réservoir.

Revenu vers l’accueil, nous avons l’agréable surprise de pouvoir enfin pénétrer dans l’intérieur du réservoir ! Les maigres lumières de l’intérieur laissent d’abord entrevoir des aquariums vides et de nombreux robinets. Autrefois des poissons y prenaient places et y attestaient de la qualité de l’eau. Les robinets sont eux toujours utilisés pour prélever les différents types d’eaux (eau de la Vanne, du Lunain, mélange, …). C’est le laboratoire d’hydrologie de la Ville de Paris (le Crecep, Centre de Recherche d’Expertise et de Contrôle des Eaux de Paris) qui est chargé de faire les analyses. L’eau du réservoir est vérifiée en moyenne 3 fois par jour !

L’eau de Montsouris alimente le 14ème, un bout du 15ème et du 6ème arrondissement. En fonction du quartier, l’origine de l’eau est différente. Sur le site du Crecep, une carte permet de savoir de quel UDI (Unité de Distribution ?) on dépend.

Les aquariums

En passant le dernier virage, nous débouchons enfin sur le réservoir. La vue est surprenante ! Un nombre incalculable de piliers soutient des voûtes qui s’étendent à perte de vue. A leurs pieds, l’eau bleu joue avec l’ocre rouge des murs. C’est un spectacle impressionnant.

Forêt de pillier

L'intérieur

La galerie de circulation a une forme ovoïde, on dirait un égout, mais d’une propreté insoupçonnée ! En la parcourant, les perspectives changent et le jeu des piliers devient réellement déroutant. Dire que la pelouse tient sur ces 1800 piliers !

La galerie de service

Les conduites d’adductions doivent faire un bon mètre de diamètre. Les systèmes de vidange sont impressionnant, on dirait de gigantesques chasses d’eaux !

Une des conduites

L’obscurité est si profonde dans ce lieu que je ne dois mon salut qu’à ma frontale et mon projecteur 1 millions (et quelques) de Lumens !

Après un bon tour, il est déjà temps de repartir. Nous regagnons l’accueil et affrontons enfin l’aveuglante lumière du jour.

Ce fut une merveilleuse visite, merci à mon guide Myrtille !

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